11 avril 2009
Palais de la découverte : Déclaration du 24 mars 2009
Dans la journée du 24 mars, Claudie Haigneré a été nommée à la tête d’un mission de préfiguration d’un nouvel établissement public issu du regroupement du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de l’industrie. Elle a été nommée à la présidence de la Cité des sciences ce 8 avril. Cette nomination n’est pas de nature à lever les inquiétudes quant à l’avenir du Palais de la découverte.
La soirée de soutien organisée au Palais de la découverte, mardi 24 mars a montré le fort attachement du public et de la communauté scientifique au Palais et à ses valeurs.
Un soutien qui s’est illustré par la présence de plus de 3 000 personnes, et de personnalités scientifiques, de la culture et des médias parmi lesquelles Alain Aspect, Sébastien Balibar, Michèle Casenave, Gilles Cohen-Tannoudji, Pierre Encrenaz, Anouk Grinberg, Denis Guedj, Jean Iliopoulos, Denis le Bihan, Bertrand Monthubert, Edwy Plenel, David Ruelle, Isabelle This Saint-Jean, Jacques Treiner, Jean-Didier Vincent, Wendelin Werner...
À l’issue de la soirée , une déclaration a été lue par Sébastien Balibar.
Pour renouveler votre soutien au Palais, signez cette déclaration et transmettez-la largement autour de vous
Déclaration du 24 mars 2009
Nous demandons solennellement au gouvernement qu’il renonce au projet de fusion du Palais de la Découverte avec la Cité des Sciences et de l’Industrie, et à toute mesure qui mettrait le Palais en danger. Nous demandons au contraire que le Palais soit soutenu dans son développement.
Nous demandons que le Palais puisse transmettre à tous les citoyens, la passion des sciences et le goût de la découverte, demain encore plus qu’aujourd’hui.
Nous serons extrêmement vigilants par rapport aux décisions que les pouvoirs publics prendraient dans les prochaines semaines.
Nous sommes absolument déterminés à ne pas laisser amputer, dissoudre ou détruire un trésor culturel qui appartient aux scientifiques, aux visiteurs, aux générations à venir.
Une flamme particulière souffle au Palais : c’est la passion de la science. Nous ne la laisserons pas s’éteindre.
Signez la pétition : http://www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/
07 avril 2009
Education: le PS sort son "cahier noir" et prépare son propre projet
Harlem Désir, membre de la direction du PS et Bruno Julliard, secrétaire national PS à l'éducation, ont rendu public mardi un "cahier noir", dénonçant la politique "régressive" du gouvernement en matière d'éducation et annoncé un "grand débat" pour élaborer le projet PS.
"L'école publique est en danger et traverse une grave crise", a affirmé M. Désir, chargé de la coordination au PS, lors d'un point de presse.
Le PS a engagé un "travail de collecte d'information", "un état des lieux", pour "alerter les Français sur l'urgence de sauver l'école publique" et "lancer un débat ouvert sur l'éducation", a ajouté M. Julliard.
Dans un fascicule de 12 pages, intitulé "L'école en danger" -publié après un "livre noir" le mois dernier sur les atteintes aux "libertés publiques"-, le PS dénonce "l'orientation libérale et régressive du gouvernement qui atteint les fondements même du service public d'éducation".
"La plupart des mesures prises par le gouvernement ne se traduisent que par des régressions et des réductions drastiques de la dépense publique", visant à un "affaiblissement de l'école publique", souligne l'ancien président de l'Unef.
Dans cet état des lieux, M. Julliard énumère notamment la "suppression des Rased" (destinés aux élèves en difficulté), "les réformes des programmes dans le primaire, la réforme de la formation des enseignants, la semaine de 4 jours, le service minimum, la carte scolaire". "Tout converge vers un affaiblissement majeur du service public de l'éducation", selon lui.
Il dénonce "la redoutable cohérence idéologique de la politique éducative du gouvernement", fondée sur la "concurrence", la "réussite individuelle" et "l'école à deux vitesses", favorisant "l'école privée aux dépens de l'école publique".
Dans la perspective de 2012, le PS se donne pour objectif d'élaborer un projet socialiste de l'éducation. Il ne s'agit pas de se limiter à "des revendications catégorielles. Il faut une ambition plus importante", a-t-il dit.
Pour cela, le PS lance un "grand débat public autour de dix chantiers", comme la "réussite scolaire pour tous", la "société éducative", la petite enfance à l'école, le lycée, les métiers de l'Education, la laïcité, etc.
Il faut "au moins un année de travail" avec notamment les syndicats, les associations et les citoyens pour arriver à ce projet socialiste. Une convention nationale est prévue à l'issue de ces travaux pour l'entériner.
Téléchargez, l'école en danger : livretEcoleEnDanger
25 mars 2009
Communiqué du Parti Socialiste
« Sauvons le Palais de la découverte »
Depuis plusieurs mois, l'avenir du Palais de la découverte est
en suspens. Cette institution majeure de la culture scientifique et
technique fait en effet les frais d'une obstination gouvernementale à
la fusionner avec la Cité des Sciences et de l'Industrie.
Ce processus conduira inévitablement à sa fragilisation
voire sa disparition.
Il y a quelques mois, ce projet avait été arrêté
grâce à l'action des personnels de l'établissement
et du très fort soutien des scientifiques. Aujourd'hui, le
gouvernement revient à la charge, avec l'annonce par le
Ministère de la Culture d'un décret organisant cette
fusion, très contestée.
Pour le Parti socialiste, le développement de la citoyenneté
repose sur l'éducation en général ; dans notre
société où la science joue un rôle majeur,
les lieux comme le Palais de la découverte participent de
cette éducation sous une forme originale et nécessaire,
en faisant découvrir, aux jeunes et moins jeunes, la science
de manière très pédagogique et didactique. Le
projet du gouvernement va à rebours de l'histoire, car il
convient de développer ce type d'établissement au lieu
de les faire disparaître.
Le Parti socialiste apporte son soutien aux personnels du Palais de
la découverte, et s'associe à tous ceux qui contestent
son affaiblissement. Avec ses élus locaux, il prendra part aux
différentes initiatives permettant de trouver une solution de
sortie de crise.
Bertrand Monthubert, mathématicien et secrétaire
national à l'enseignement supérieur et à la
recherche, a participé ce mardi 24 mars, à la soirée «Sauvons
le Palais de la Découverte», en faisant un exposé
de mathématiques.
18 février 2009
"Sauvons la Recherche" ne rencontrera pas la médiatrice
Le collectif refuse de rencontrer Claire Bazy-Malaurie, estimant que le gouvernement n'est pas prêt à dialoguer sur le statut des enseignants-chercheurs ou l'emploi scientifique.
(Sipa)
Le
collectif "Sauvons la Recherche" (SLR) a décidé de ne pas rencontrer la
médiatrice Claire Bazy-Malaurie, estimant que le gouvernement n'est pas
prêt à dialoguer sur le statut des enseignants-chercheurs ou l'emploi
scientifique, selon un communiqué, mardi 17 février.
"Puisque le pouvoir refuse d'établir un vrai dialogue, nous ne nous
rendrons pas à l'invitation de la médiatrice mais redemandons qu'une
véritable concertation s'ouvre enfin sur l'ensemble des 'réformes' que
notre communauté juge dans son immense majorité irrecevables", déclare
le mouvement dans son texte.
"Nous avons fait des propositions : elles n'ont pas été prises en
compte", souligne encore SLR. "Le pouvoir joue la stratégie du
'pourrissement' et manœuvre pour gagner du temps" en organisant "une
parodie de concertation" et en nommant "une 'médiatrice' dont la
mission est simplement d'aménager le décret sur nos statuts",
estime-t-il.
Le gouvernement est "sourd"
Une manifestation nationale doit avoir lieu jeudi à l'appel de la
coordination nationale des universités et d'une intersyndicale (FSU,
CGT, FO, Solidaires, Sauvons la recherche...) pour contester la
politique du gouvernement dans l'enseignement supérieur.
"Les dernières annonces de (la ministre) Valérie Pécresse et les déclarations (du président) Nicolas Sarkozy (demandant
l'exploration 'de nouvelles pistes' pour l'évaluation des
enseignants-chercheurs et la modulation des services) montrent que le
gouvernement reste sourd à nos revendications", affirme encore SLR. "Il refuse de retirer les deux décrets, de répondre sur l'emploi
scientifique, ou sur le démantèlement des organismes de recherche",
conclut-il.
14 janvier 2009
Le PS appelle les Françaises et les Français à soutenir l’école publique le 17 janvier
Le Parti Socialiste constate que le Président de la République n’a aucunement pris conscience de la crise profonde qui touche l’école publique. Alors que les réformes proposées par le gouvernement, comme celles du lycée, du bac professionnel, du recrutement des enseignants ou des programmes du primaire, rencontrent une opposition massive des personnels, des élèves et des parents d’élèves Nicolas Sarkozy ne fait rien pour restaurer un climat de confiance dans l’éducation, condition indispensable à toute politique éducative efficace.
L’annonce d’une mission de concertation pour la réforme du lycée, conduite par Richard Descoings, est une tentative de diversion qui masque mal la volonté de poursuivre l’entreprise de déstabilisation de l’école publique. Il est un peu tard pour annoncer des concertations alors que toutes les réformes ont été annoncées !
Le Parti Socialiste réaffirme que seul l’abandon des suppressions de postes dans le budget 2009 permettra de créer les conditions d’un débat serein.
De la même manière que Nicolas Sarkozy a adressé des vœux teintés de compassion à l’hôpital public alors qu’il est le premier responsable de son affaiblissement, le Président de la République feint de découvrir des difficultés dans l’école alors qu’il les a lui-même créés avec sa politique budgétaire de suppressions massives de postes. Comment faire le constat que l’ascenseur social est en panne, et dans le même temps imposer une telle saignée budgétaire et mettre à mal la carte scolaire ?
Cette incapacité à entendre les attentes de la communauté éducative est d’autant plus préoccupante que l’école a besoin de changements. Il est urgent de lutter contre l’échec scolaire en renforçant le dispositif des ZEP et en instaurant un service public du soutien scolaire. Il est de même primordial de donner une priorité à la formation des enseignants, en privilégiant la préparation sur le terrain et en renforçant les IUFM, contrairement à ce qu’a entrepris Xavier Darcos. Un vaste chantier d’amélioration des méthodes pédagogiques du primaire au lycée doit être lancé, pour promouvoir l’apprentissage individualisé, favoriser l’accès à l’autonomie des jeunes, revoir les temps d’apprentissage à l’école, soutenir le travail en équipes des enseignants et revaloriser les filières professionnelles. Une réforme de l’orientation doit être engagée pour rendre plus performant le service public d’orientation et améliorer la transition entre le lycée et l’université.
Dans la frénésie d’annonces médiatiques de Nicolas Sarkozy, la création d’un Haut commissaire à la jeunesse est une mascarade indécente. 3 ans après les violences urbaines, le gouvernement s’obstine à affaiblir les acteurs des politiques pour la jeunesse : suppression de 25% du financement des actions des associations d’éducation populaire, démantèlement d’établissements publics indispensables comme le CNJ, le CIDJ ou encore l’INJEP, Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire, dont la disparition est programmée pour 2009.
Le Plan de relance de Nicolas Sarkozy a d’ailleurs révélé cette absence cruelle de mesures visant à soutenir la jeunesse et son éducation. C’est pourtant en protégeant et en investissant dans les compétences des jeunes générations que la France pourra relever le défi d’une économie plus forte et plus solidaire. A défaut, Nicolas Sarkozy fera des jeunes les premières victimes de la crise.
Le Parti socialiste appelle les Françaises et les Français à soutenir l’école publique en participant aux manifestations organisés dans les départements samedi 17 janvier à l’appel des parents d’élèves, élèves, étudiants, et personnels de l’éducation.
Communiqué de Bruno JULLIARD, Secrétaire national à l’Education
15 décembre 2008
Communiqué PS sur les RASED
Le Parti socialiste assure à la communauté
éducative de
son soutien sans faille contre la politique de Xavier Darcos.
Le Parti socialiste salue la réussite de la mobilisation des enseignants, personnels, parents, lycéens et étudiants qui se sont massivement exprimés contre la politique de Xavier DARCOS. Le Parti socialiste assure la communauté éducative de son soutien sans faille, aujourd’hui et dans les mois qui viennent. Cette mobilisation, qui grandit à l’image de la colère de la communauté éducative, traduit une nouvelle fois la profonde inquiétude de la jeunesse de notre pays et de l’ensemble des personnels de l’Education nationale. Cette inquiétude est largement justifiée : la suppression de 8 700 postes en 2007, 11 200 cette année et les 13 500 suppressions de postes prévues pour la prochaine rentrée – plus de 60 000 postes en 6 ans ! - ne font que contribuer à aggraver plus encore les conditions d’enseignement.
Le ministre DARCOS prétend lutter contre l’échec scolaire : comment peut-il tenir ce discours alors que toutes les actions qu’il conduit vont à contresens et mènent au démantèlement du service public d’Éducation. Car à ces multiples suppressions de postes s’ajoute une longue liste de mesures redoutables lorsqu’on les ajoute les unes aux autres : appauvrissement des programmes de l’école primaire, bouleversements non concertés des rythmes scolaires, attaques contre la maternelle, disparition des RASED d’ici 3 ans, asphyxie des Associations Éducatives Complémentaires de l’Enseignement Public, service minimum d’accueil, menaces portées sur l’avenir des IUFM, projet de création des EPEP (établissements public d’enseignement primaire) afin de placer les écoles maternelles et élémentaires sous la tutelle des collectivités territoriales, mise en place dès janvier d’une agence nationale du remplacement qui embauchera des personnels précaires, suppression progressive de la carte scolaire, réforme précipitée et bâclée du lycée et de la voie professionnelle…
Le Parti socialiste exige le droit à la réussite pour tous. Il demande instamment au gouvernement, et notamment à Xavier DARCOS, de renoncer à cette mise à cette déstabilisation du service public d’Education et, bien au contraire, d’ouvrir immédiatement des discussions sur son devenir.
Communiqué de Bruno JULLIARD, secrétaire national à l'Education
19 novembre 2008
Service minimum d’accueil pour les élèves : un texte inapplicable et dangereux
Comme lors de la grève du 7 octobre dernier, les élus Verts, Socialistes, Communistes, Radicaux et Citoyens, et Radicaux de Gauche de Seine-Saint-Denis; ainsi que les organisations syndicales (SGEN CFDT, SE UNSA) dénoncent une loi inapplicable et constatent l’impossibilité de mettre en place un service minimum dans les écoles maternelles et primaires.
En pratique, les enseignants ont déclaré leur intention de faire grève auprès de l’autorité administrative au plus tard 48h avant le début de la grève. Ces 48h auraient dû permettre l’information du maire par l’inspecteur d’académie du nombre potentiel de grévistes dans chaque école et la préparation de l’accueil.
Cela ne tient pas compte de la réalité.
Les maires ont des difficultés à trouver du personnel pour mettre en place le service d’accueil, la plupart des communes ne disposant pas de personnels qualifiés et disponibles pour assurer un tel service. A Romainville, par exemple, 12 écoles sur 14 sont totalement en grève et il faudrait trouver en 48 heures 112 personnes qualifiées !!! Le délai n’est pas suffisant pour organiser un service d’accueil minimum.
La qualité de l’accueil ne peut être garantie. Il peut avoir lieu à l’école si elle n’est pas occupée ou dans tout autre local disponible : un centre de loisirs, un gymnase, une salle polyvalente… et rien n’est indiqué quant au type d’activités qui est proposé aux enfants. Ainsi, suivant les effectifs de la ville, suivant l’ampleur de la grève et suivant le type de locaux libres, le taux d’encadrement, l’aptitude des intervenants et la nature des activités varient. Les enfants ne sont donc pas tous pris en charge de la même façon et dans les mêmes conditions. Cette souplesse du service minimum d’accueil se fait au détriment de la sécurité et du bien-être des enfants.
Les conditions d’enseignement se dégradent, les remplacements peuvent de moins en moins être assurés et le droit de grève est mis à mal. Après les 11 200 suppressions d’emplois de cette rentrée, le ministre de l’Education nationale annonce encore la suppression de 13 500 postes d’enseignants pour la rentrée 2009, suppression à l’aveugle sans tenir compte de la démographie scolaire.
Or, le principal souci des familles n’est pas uniquement l’accueil les jours de grève mais l’éducation de leurs enfants. Pour nous élus, comme pour les parents et les enseignants, le droit d’accueil est bien différent du droit à l’éducation et la mission première de l’école doit rester d’enseigner.
Nous refusons que l’école devienne peu à peu une simple garderie et nous soutenons les enseignants qui par cette journée d’action demandent le maintien des postes et des moyens affectés aux Réseaux d’Aide Spécialisés aux Elèves en Difficultés (RASED), afin qu’ils puissent poursuivre leurs actions essentielles pour nombre de nos enfants.
Nous, élus et représentants d’enseignants, refusons d’être complices d’un gouvernement qui remet en cause le droit de grève et la qualité même du service public de l’Education Nationale.
Soutien aux enseignants en grève le 20 novembre
Le Parti socialiste soutient le mouvement de grève des enseignants engagés ce jeudi 20 novembre pour la défense de l’Ecole publique et laïque.
Les décisions du gouvernement Sarkozy-Fillon-Darcos menacent directement l’avenir des enfants : après la suppression de 11 500 postes en 2008, ce sont 6 000 suppressions de postes qui sont annoncées dans le premier degré pour la rentrée 2009, 13 500 au total dans l’Education nationale.
En diminuant de 3 000 le nombre de postes au concours de recrutement des professeurs des écoles alors que les écoles maternelles et élémentaires scolariseront 20 000 élèves supplémentaires, en supprimant 3000 postes d’enseignants spécialisés (RASED) qui aidaient les élèves en difficulté, le gouvernement prend la lourde responsabilité d’aggraver les inégalités. Les suppressions annoncées de postes spécialisés E et G vont notamment priver 150 000 élèves d’aides spécialisées et de nombreuses écoles de toute intervention de maîtres spécialisés. Cette mesure conduira de fait à la suppression des RASED en 3 ans.
Ces décisions inacceptables s’inscrivent dans une politique idéologique globale de démantèlement du service public d’Education.
- Proposition de loi présentée en janvier concernant la création d’EPEP (établissements publics d’enseignement primaire) afin de placer les écoles maternelles et élémentaires sous la tutelle des collectivités territoriales,
- Mise en place dès janvier d’une agence nationale du remplacement qui embauchera des personnels précaires, attaques contre la maternelle,
- Réforme du lycée bâclée,
- Asphyxie des Associations Éducatives Complémentaires de l’Enseignement Public;
autant de mesures qui vont totalement à l’encontre du droit à l’éducation et à la réussite de tous.
C’est pourquoi, solidaire des enseignants, de l’ensemble de la communauté éducative et des parents, le Parti socialiste exige l’abandon de la suppression des milliers de postes prévue et des projets annoncés tout en demandant l’ouverture immédiate de discussions sur le devenir du service public d’Education nationale.
28 octobre 2008
Le PS contre la "suppression" des "Rased"
Le PS a dénoncé lundi la suppression annoncée dans le budget 2009 de 3.000 postes d'enseignants des Réseaux d'aide spécialisée aux élèves en difficulté (Rased) qui s'inscrit dans "une politique idéologique de sabordage et de démantèlement du service public d'enseignement". "Au moment où le ministre (de l'Education) Xavier Darcos prétend lutter contre l'échec scolaire, cette mesure - qui annonce la suppression pure et simple des Rased d'ici 2012 - va de fait priver des dizaines de milliers d'élèves des aides spécialisées mises en oeuvre dans le cadre de pédagogies différenciées, aggravant ainsi les inégalités entre les élèves", a déclaré Claude Roiron, secrétaire nationale du PS, dans un communiqué.
Pour le PS, "ces suppressions de postes d'enseignants spécialisés, ajoutées aux 10.500 autres suppressions de postes, s'inscrivent dans une politique idéologique de sabordage et de démantèlement du service public d'enseignement".
La mise en place des deux heures d'"aide personnalisée" et les stages de remise à niveau "ne peuvent en aucune manière se substituer au travail effectué dans le cadre des Réseaux d'Aides" qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté".
Le PS demande "le maintien" de ce dispositif, "l'abandon par le gouvernement de la suppression des 3.000 postes", et que "l'éducation soit remise au coeur des priorités du budget de notre pays".
Une pétition est en ligne, vous pouvez la signer à l'adresse suivante : www.sauvonslesrased.org
19 septembre 2008
Darcos : Communiqué du Parti Socialiste
Le Parti socialiste dénonce et condamne les propos inacceptables et outranciers de Xavier Darcos contre les enseignants de l’école maternelle. Il s'inquiète des véritables intentions du gouvernement que traduit cette véritable mise en cause du bien-fondé de l'accueil éducatif des jeunes enfants ; mise en cause corroborée par les déclarations du porte-parole de l'UMP ce 18 septembre qui se pose des questions sur le "rapport coût/efficacité du système de scolarisation des enfants entre 2 et 3 ans".
Les propos du ministre de l'Enseignement traduisent à la fois un profond mépris et une totale ignorance du rôle irremplaçable de la maternelle dans notre système éducatif :
- mépris pour des enseignants qui, au quotidien, s’attachent avec un grand professionnalisme à assurer l’entrée des jeunes enfants dans les apprentissages ;
- ignorance totale du rôle majeur que joue l’école maternelle dans la lutte contre les inégalités, dans la prévention des difficultés scolaires et dans la détection de certains handicaps.
Aujourd'hui, ce sont 40.000 élèves à la porte de l'école alors qu'ils auraient pu être scolarisés si le ministre n’avait pas délibérément supprimé des postes depuis trois ans et fait de la maternelle une variable d’ajustement de la carte scolaire. Le Parti socialiste demande solennellement au ministre Darcos de clarifier ses intentions quant à la remise en cause de l'accueil des jeunes enfants et de retirer ses propos blessants contre l’école maternelle en présentant ses excuses aux professeurs des écoles.
Pour les socialistes, l’école maternelle française reste un véritable lieu d’éducation, de socialisation, de construction de la citoyenneté, fondée sur les valeurs de solidarité, d’égalité, de responsabilité, s’attachant à permettre à chaque enfant de développer le maximum de ses potentialités, de construire ses connaissances et ses apprentissages. C’est en ce sens que l’école maternelle participe de manière effective à la démocratisation de la réussite scolaire et qu’elle doit trouver toute sa place au cœur du projet éducatif de notre société.




