24 septembre 2009
Les inégalités face à la santé
La fondation Jean Jaurès propose un essai sur ce sujet, préfacé par Marisol Touraine.
Téléchargez l'essai : Sante
05 février 2009
Aux cotés du Planning Familial, défendons le droit à l'information, à l'éducation, à la sexualité, pour toutes et tous .
En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au
conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la
suppression totale des actions d’information, d’éducation et de
prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et
affective.
Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions
qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention
concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se
désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur
vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour
les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre
lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.
Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par
la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la
Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les
associations aux côtés de l’Etat.
Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus
en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de
prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être
efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont
primordiales !
450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning
Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des
DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la
fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil
individuels et collectifs.
L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information,
l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous
conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.
L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.
L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.
L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les
moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs
activités et de leurs interventions.
Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles,
Nous avons lutté pour les obtenir,
luttons ensemble pour les défendre !
Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial, signez la pétition.
http://www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth/?petition=6
06 décembre 2008
Livre : urgences pour l'hôpital
Tous les pays ont un hôpital et un système de santé, mais dans quel
état ?
À l'heure où la France vit une crise, l'envie néolibérale de casser
l'hôpital public et privatiser la sécurité sociale est forte. Il s'agit
ni plus ni moins que de casser le "modèle français" mis en place à la
Libération.
Dans cet ouvrage, Patrick Pelloux livre quelques idées et alerte, une
nouvelle fois, sur une réforme du système de santé qui aura des
conséquences néfastes pour la population.
Le pays est à la croisée de chemins: réformes néolibérales ou
solidaires ?
Auteur: Le docteur Patrick Pelloux tient une rubrique "Histoires
d'urgences" dans Charlie-Hebdo. Il est aussi chroniqueur sur
I-Télévision.
A lire toute urgence, sans jeu de mots
01 décembre 2008
Sida: 20e Journée mondiale
Slogan de la 20e Journée mondiale de lutte contre le Sida, qui a eu lieu ce lundi: "mener, responsabiliser, s'activer"
Avec 33 millions de personnes séropositives, le Sida reste une pandémie de premier plan. La maladie est contrôlée par des trithérapies qui ne font qu'endormir le virus VIH. On est loin d'un "accès universel" aux traitements: une majorité des personnes atteintes, essentiellement en Afrique, n'y ont pas accès.
Dans le monde, quand une personne est mise sous traitement, trois sont contaminées. En 2007, il y a eu en France 5200 nouvelles infections, alors que des milliers de personnes ignorent qu'elles sont infectées.L'espoir de trouver un vaccin a été l'an dernier réduit à néant après l'échec total d'essais cliniques menés par le laboratoire Merck. Cet échec intervient alors que certains protestent contre le statut d'"exceptionnalité" conféré au sida. La maladie dispose d'une agence spécialisée (ONUSIDA). Les observateurs critiques demandent qu'on se concentre à moindres frais sur la prévention. "On a des médicaments efficaces, on n'a pas d'autre choix que de les fournir à tous ceux qui en ont besoin", répliquait cet été Jean-François Delfraissy, directeur de l'agence nationale de recherche sur le sida (ANRS).
Où en est la recherche ?
La recherche, sonnée par l'échec du vaccin mais boostée par le prix Nobel offert cette année aux découvreurs du virus, est repartie en guerre en suivant des pistes et des méthodes nouvelles. De nouvelles molécules ont été découvertes, des essais ont été menés sur de nouvelles trithérapies, très efficaces pour les patients en échec thérapeutique (7 à 8% des patients en France chaque année, 11% aux Etats-Unis).
"On a un arsenal impressionnant", note le Pr Pierre-Marie Girard, qui dirige le service des maladies infectieuses à l'Hôpital Saint-Antoine. Selon lui, la maladie a tellement évolué qu'aujourd'hui les malades parlent surtout de "bien vivre leur séropositivité" et de "bien vieillir", avec l'objectif d'obtenir la même espérance de vie que les bien portants.
Les recherches autour du vaccin se poursuivent. Un gène vient d'ailleurs d'être découvert par des chercheurs américains, pouvant ouvrir la voie à un vaccin. En outre, explique le directeur de l'Agence nationale de recherche sur le Sida (ANRS), le Pr Delfraissy, la recherche fondamentale "est probablement à un point de renouveau", avec pour nouvel objectif de trouver des molécules qui attaquent "le réservoir", c'est à dire le virus sous sa forme indétectable. Le cas des patients infectés qui, sans être traités, ne développent pas la maladie, intéresse particulièrement les chercheurs.
Et l'Afrique ?
Avec 67% des personnes touchées de par le monde par le virus VIH et 75 % des décès en 2007, l'Afrique sub-saharienne reste la région du monde la plus touchée même si le nombre de malades a tendance à se stabiliser. 22 millions de personnes, soit 5% de la population, y vivent avec le VIH. L'Afrique australe est tout particulièrement affectée. A commencer par le Swaziland et l'Afrique du sud, avec le plus grand nombre de personnes infectées au monde: quelque 5,7 millions.
La situation en France
Fin 2007, environ 30.000 personnes souffrent du Sida, révèle le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Les nouveaux cas sont en baisse, sauf chez les homosexuels: l'an dernier, 6500 personnes ont découvert leur séropositivité au virus HIV.
La proportion d'étrangers a baissé de 40% (53% en 2003). Celle des hommes a augmenté à 65% (58% en 2003). Ce qui s'explique par la hausse constante des cas chez les homosexuels: 26% des personnes contaminées en 2003, 38% en 2007, pour leur très grande majorité de nationalité française.
60% personnes contaminées l'ont été par rapports hétérosexuels (98% chez les femmes et 39% chez les hommes). Le chiffre est en régulière diminution dans la population étrangère hétérosexuelle depuis 2003 et stable dans la population française. Les usagers de drogue injectable ne représentent que 2% des personnes ayant découvert leur séropositivité en 2007. Des 162 enfants découverts séropositifs entre 2003 et 2007, la quasi totalité a été contaminée par transmission materno-foetale, avec un âge moyen de 4,8 ans au diagnostic.
12 août 2008
Les ménages financent 40%
Les entreprises ne contribuent plus qu'à 36% de la protection sociale, contre 42% il y a seize ans. C'est la conséquence de l'émergence de la CSG.
En quinze ans, le mode de financement de la protection sociale, en France, a considérablement évolué : l'impôt indirect est monté en puissance, au détriment des cotisations sociales. Ce qui a contribué à renforcer le poids des ménages et à réduire celui des entreprises.
Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), publiée vendredi, rappelle ainsi qu'en 1990 la protection sociale était financée à hauteur de 80% par des cotisations patronales et salariales. À cette époque, "le financement répondait à une logique selon laquelle les prestations correspondent au remplacement des revenus d'activité ou à leur prolongement, revenus sur lesquels les prélèvements sociaux sont assis", expliquent les auteurs de l'étude. Cette logique s'est transformée au cours des années 1990. Alors qu'à cette date les impôts et taxes finançaient seulement 3,5% de la protection sociale (hors transfert), ils en représentent 21,2% aujourd'hui. À l'inverse, le poids des cotisations sociales est passé de 80% à 66%. Il faut y voir, selon la Drees, "une évolution significative du système français avec le développement de prestations universelles financées par l'impôt".
Montée en charge
La conséquence indirecte de cette évolution est le renforcement du poids des ménages dans le financement de la Sécurité sociale. L'année 1991 marque en effet le lancement de la CSG, créée à l'origine pour financer la Caisse nationale d'assurance familiale (Cnaf). Assise sur tous les revenus d'activité des ménages (salaires, revenus d'épargne, de remplacement…), la CSG était accompagnée en contrepartie d'une diminution des cotisations patronales familiales. La montée en charge de cet impôt, dont le taux est passé de 1,1% à 7,5% au cours des quinze dernières années a accru de facto le poids des ménages : ils assurent désormais 40% du financement de la protection sociale contre 36% pour les entreprises et 24% pour les employeurs publics. En 1990, les ménages finançaient 31% de la sécurité sociale et les entreprises 42%.
L'étude de la Drees s'attache principalement à déterminer le rôle des uns et des autres dans les ressources des différentes branches. Les ménages contribuent surtout au financement de la branche maladie, dont ils assurent 55% des ressources, contre 35% pour les entreprises. En 1990, ils n'en finançaient que 43%. Idem pour le financement des risques maternité, dont les ménages assurent presque 50% des coûts. C'est quinze points de plus qu'il y a seize ans. Enfin, les ménages assurent 41% des ressources de la branche vieillesse, contre 32 % environ pour les entreprises. Ces dernières ont vu leur rôle se renforcer, en revanche, dans le financement des risques chômage, dont elles assurent 60% des ressources. En 1990, la part des entreprises dans le financement de l'assurance-chômage était légèrement inférieure à 50%.
Article paru dans Le Figaro




