20 mars 2009
Augmentation des impôts locaux : Indécent !
Hier, la municipalité du Blanc-Mesnil a affrété des cars afin que les salariés puissent se rendre à la manifestation parisienne pour la défense des salaires, de l'emploi et du pouvoir d'achat. Une initiative que nous soutenons. Cependant, une fois encore, nous ne pouvons que constater que les actes ne sont pas en phase avec les paroles !
En effet, jeudi 26 mars prochain, cette même municipalité va proposer un budget dont les taux de la fiscalité locale vont être en augmentation qui donc va diminuer le pouvoir d'achat des Blanc-Mesnilois d'une centaine d'euros. Mais dans le même temps, les élus ne s'oublient pas eux !
Au cours de ce budget, ils vont oser proposer que les indemnités du maire, des adjoints au maire et des conseillers municipaux soient revalorisées, passant ainsi de 26 676 € à 29 063 € mensuels ! Un comble lorsque l'on constate dans le même temps que les dépenses d'investissement vont reculer de 30% et qu'actuellement faute d'avoir les ressources nécessaires pour refaire entièrement les chaussées, ces dernières sont rasfistolées par petits bouts. Les élus de la majorité PCF, PS, Verts n'ont vraiment aucune décence. Et dire qu'ils se prétendent de gauche ! Cela frise vraiment l'insolence. Il est vrai ainsi que le pouvoir d'achat ne sera pas amputé pour tout le monde de la même manière !
Pour la justice sociale, pour la relance, abrogeons le paquet fiscal
La France traverse la plus grave crise économique et sociale depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Loin de prendre la mesure de la situation, le gouvernement n’a toujours pas adopté le plan de relance dont notre pays a besoin.
Le bouclier fiscal adopté par la majorité UMP-Nouveau Centre dès le
mois de juillet 2007 est une mesure profondément injuste qui accentue
les inégalités en protégeant les plus fortunés des Français.
Injuste à son origine, le «paquet fiscal» est devenu absolument
insupportable en cette période de crise économique et sociale qui
frappe si durement la France. Tous les Français se sentent menacés,
trop souvent même frappés, sauf quelques dizaines de milliers qui
restent protégés. Le déficit budgétaire atteint plus de 100 milliards
d'Euros et l'Etat français continue, avec son bouclier fiscal, à verser
à quelques privilégiés des chèques d'une valeur moyenne supérieure à 33
000 €. Le chômage explose et l’Etat français continue de
subventionner les heures supplémentaires par rapport aux embauches.
La Grande-Bretagne ou les Etats-Unis ont décidé de faire contribuer les
plus riches à la lutte contre la crise ; en France, l'UMP s'accroche
désespérément à son «paquet fiscal» et s’enferre dans l’inaction.
C'est pourquoi nous demandons la suppression du «paquet fiscal», ce
qui permettrait de dégager 15 milliards d’euros par an et de mener
ainsi une vraie politique pour améliorer le quotidien des Françaises et
des Français et sortir la France de la crise.
Signez le pétition sur le site : http://actus.parti-socialiste.fr/2009/03/18/pour-la-justice-sociale-pour-la-relance-abrogeons-le-paquet-fiscal/
19 août 2008
Alerte sur le prix des fruits et des légumes
Une étude de Familles rurales, que "La Croix" publie en exclusivité, souligne l’inflation du coût des primeurs entre 2007 et 2008
"Mangez des fruits et des légumes – Recommandé par la Ligue contre le cancer". Le désormais célèbre message sanitaire s’affiche sur de nombreuses étiquettes orange et bleu, suspendue au-dessus du rayon "primeurs" de ce supermarché du 11e arrondissement.
Pour certains clients, le slogan est en contradiction avec d’autres étiquettes. Celles des prix. "C’est bien beau de nous dire qu’il faut manger sainement, soupire cette mère de famille d’une quarantaine d’années que ses deux enfants tirent vers les cagettes de cerises. Encore faut-il en avoir les moyens."
Manger sainement coûte 12,6% d'un smic
Dans une étude que la fédération Familles rurales, qui regroupe quelque 180 000 familles, présente en exclusivité à La Croix, manger sainement s’avère onéreux. Pour suivre les préconisations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), c’est-à-dire consommer 400g de fruits ou de légumes au quotidien, il en coûterait en effet 1,17 € par jour et par personne en 2008.
"Nous avons ainsi calculé les budgets familiaux mensuels consacrés aux fruits et aux légumes dans ce cas de figure", explique Thierry Damien, président de Familles rurales. Pour un couple avec deux enfants de plus de 10 ans, ce budget atteint 131,04 € par mois cet été 2008. Soit 12,6 % d’un smic. Par rapport à l’été 2007, ce budget a connu une augmentation de 13,95%. Un couple avec deux enfants de moins de 10 ans dépenserait, lui, 98,28 € par mois…
L’étude n’est certes pas exhaustive puisqu’elle n’est basée que sur des relevés réguliers à travers une vingtaine de départements français où les familles adhérentes sont très implantées. L’Île-de-France et les principales villes françaises sont absentes de ce recensement.
"Nous avions déjà installé en 2006 un observatoire des prix sur les produits incontournables, observe Thierry Damien. Nous avons voulu l’étendre aux produits frais l’été dernier. Nous pouvons donc nous livrer à une première comparaison. Cette dernière prouve que le ressenti des Français sur une perte de pouvoir d’achat n’est pas infondé."
Entre 2007 et 2008, les légumes ont connu une hausse de 10,5% au kilo
Entre 2007 et 2008, les légumes ont en effet connu une hausse de 10,5% au kilo, le prix moyen s’établissant à 2,21 € contre 2 € l’année dernière. Les fruits ont augmenté de 15,14% avec un prix moyen de 3,65 € au kilo contre 3,17 €. Une inflation à laquelle le mouvement familial ne trouve pas de réelle explication. "Certes, il y a la flambée du pétrole, reconnaît Thierry Damien, avec des charges supplémentaires. Les producteurs ont aussi connu des aléas climatiques."
Lundi 18 août, une estimation du ministère de l’agriculture tablait d’ailleurs sur une mauvaise récolte de pêches et d’abricots, entraînant une augmentation des prix. Mais selon Familles rurales, ces différents critères ne peuvent expliquer qu’une hausse de 5%. "Il reste 10 % d’augmentation inexplicable et il devient urgent de s’interroger sur l’opacité des réseaux de distribution. Seule une transparence sur la manière avec laquelle sont établis les prix peut améliorer les choses".
La baisse des prix entre juin et juillet 2008 n’a pas échappé aux "inspecteurs" de Familles rurales. Entre les deux mois, les fruits ont ainsi chuté en moyenne de 3,73 € le kilo à 3,57 € (– 4,3%) et les légumes de 2,42 € à 1,99 € (– 17,8%). "Mais même avec cette baisse, les prix étaient plus chers qu’en 2007", nuance Thierry Damien. De grandes disparités de prix selon les régions ont été également constatées.
Le prix du kilo de tomate varie de 1,29€ à 3,30€
Ainsi le prix de la tomate a pu varier de 1,29 € le kilo dans les Côtes- d’Armor à 3,30 € dans la Marne. Autre exemple, le melon qui a fait le yo-yo en juin entre 1,50 € la pièce dans le Finistère et 3,50 € en Gironde. Les relevés ont montré qu’un même produit dans une même surface de vente a pu passer du simple au double selon le département.
Par ailleurs, ni les prix, ni leur évolution n’ont été les mêmes selon les points de vente. Faire ses emplettes sur un marché est revenu plus cher. Acheter un kilo de chacun des dix fruits et légumes pris comme référence coûtait en moyenne cet été 40,37 €. Le même panier dans un hyper ou un supermarché se montait à 39,69 € et 34,26 € dans un "hard discount".
Avec cette étude, Familles rurales veut contribuer à pousser les pouvoirs publics à prendre toutes les mesures pour favoriser la consommation de fruits et légumes. Mais l’enjeu est aussi celui du pouvoir d’achat. "Il faut que les familles en acquièrent plus, bien sûr, mais surtout avec la liberté de l’utiliser à leur guise, plaide le président de Familles rurales. Et non avec des mesures ponctuelles limitées à certains secteurs."
| Michel WAINTROP - dans le journal La Croix du 19.08.08 |
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07 août 2008
Le gouvernement accepte une nette hausse des prix du gaz et de l'électricité
Le gouvernement propose une augmentation de 2% du tarif réglementé de l'électricité applicable aux particuliers et de 5% en moyenne pour celui du gaz. La hausse de l'électricité sera plus forte pour les entreprises. Après consultation de la CRE, qui vient d'être saisie pour avis, ces hausses devraient entrer en vigueur dès la mi-août.
Mauvaise nouvelle pour les Français, qui se plaignent de l'érosion du pouvoir d'achat. A la demande des fournisseurs d'énergie, le gouvernement s'est résolu hier à relever les tarifs du gaz et d'électricité. Il propose une augmentation de 2% du tarif réglementé de l'électricité applicable aux particuliers et de 5% en moyenne pour celui du gaz (0,237 centime de plus par kilowattheure). Au total, "l'impact moyen sur la facture d'énergie d'un foyer sera de l'ordre de 5 € par mois", pour un foyer de 4 personnes se chauffant au gaz, précise le ministère de l'Economie.
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) vient d'être saisie pour avis. Elle se réunira le 11 août et fera connaître son avis (purement consultatif) dans la foulée. La hausse des tarifs devrait donc entrer en vigueur dès la mi-août. Par un prélèvement sur leur facture, les usagers vont aussi supporter le coût d'une aide aux foyers les plus modestes, car le gouvernement instaure un tarif de solidarité pour le gaz et renforce le dispositif de tarif social de l'électricité.
L'ex-Gaz de France avait déjà obtenu une hausse de 5,5% de son tarif aux particuliers en avril. Mais il achète la majeure partie de son gaz à un prix indexé sur celui du pétrole et son contrat de service public (en cours de renégociation) prévoit d'ajuster le tarif à ses coûts. Cela sans dépasser le taux d'inflation. Le patron du gazier, Jean-François Cirelli, ne s'était pas privé de souligner qu'un baril durablement supérieur à 140 $ exigerait un relèvement des tarifs et il souhaitait en juillet une augmentation de 9,5%. Il obtient moitié moins mais, après tout, le baril n'a que fort brièvement dépassé les 140 $ et il est aujourd'hui retombé sous les 120 $, au plus bas depuis trois mois. Reste à savoir quels ajustements seront effectués à l'avenir si, comme le pensent nombre d'observateurs, la baisse du baril se confirme et s'amplifie.
Côté électricité, le gouvernement avait les mains plus libres. Le contrat de service public d'EDF n'oblige même pas à un relèvement tarifaire couvrant l'inflation. Néanmoins, c'est le cas, assure Bercy : la hausse couvre bien les 3,5% d'inflation constatés à fin juin sur un an glissant. Car, en sus de l'augmentation de 2% applicable aux particuliers et aux artisans et commerçants, le gouvernement propose 6% de hausse pour les entreprises de taille moyenne et 8% pour les grandes entreprises. Celles-ci représentent 27% de l'électricité vendue par EDF (contre 61% pour les particuliers et les professionnels).
Couvrir les investissements
Mais couvrir l'inflation n'est pas tout. Pour le patron d'EDF, Pierre Gadonneix, il faut surtout couvrir les 35 milliards d'euros d'investissements prévus d'ici à 2010. Et le groupe aime à le rappeler : en fait, il n'a eu droit, de fin 2005 à mi-2008, qu'à une hausse tarifaire cumulée de 2,8% pour une inflation de 6,3% sur la période. De 2004 à 2007, les prix de l'électricité aux clients résidentiels ont augmenté de moins de 3% en France et de plus de 20% en Europe. Mais il est vrai que le nucléaire protège l'électricité hexagonale de la flambée du gaz et du pétrole.
MYRIAM CHAUVOT - les échos
Des tarifs allégés offerts à 2 millions de foyers
Un million de foyers français peuvent déjà bénéficier des tarifs sociaux de l'électricité. Le gouvernement va élargir le dispositif, pour que 2 millions puissent en profiter. Le gouvernement tente d'éteindre la grogne contre l'augmentation des prix du gaz et de l'électricité. Le projet de relèvement des tarifs réglementés appliqués par EDF et GDF Suez va s'accompagner d'un élargissement à 2 millions de Français des aides apportées aux ménages éprouvant des difficultés à payer leurs factures de chauffage. Depuis 3 ans, une partie de la contribution au service public de l'électricité (CSPE), prélevée sur l'ensemble des factures des Français, servait à apporter aux familles en difficultés un tarif dit de "première nécessité". Environ 650.000 foyers ayant des ressources annuelles inférieures à 460 € par mois voyaient ainsi leur facture réduite de 30% à 50% sur les 100 premiers kilowattheures mensuels.
"Précarité énergétique"
Dorénavant, le plafond de ressources est porté à 645 € de revenus par mois. On estime que 2 millions de Français peuvent le demander. Dans le même temps, un tarif spécial est créé pour le gaz. Pour les personnes bénéficiant de la couverture maladie universelle et se chauffant au gaz naturel (environ 1,1 million de ménages), la facture sera allégée d'un maximum de 118 € supplémentaires. Sur le principe, ces nouvelles aides sont les bienvenues. Les spécialistes ont même inventé le mot "précarité énergétique" pour qualifier ceux qui consacrent jusqu'à 15% de leurs revenus aux dépenses énergétiques, contre seulement 6% pour les plus riches. Mais ces aides, d'un montant total de 60 millions d'euros pour l'électricité aujourd'hui, qui devrait passer à 110 millions avec le relèvement du plafond de ressources et auquel il faudra ajouter 40 millions pour le gaz, sont financées par les consommateurs. En Grande-Bretagne, Gordon Brown prépare, lui, un projet de loi visant à taxer les profits des grandes entreprises d'énergie à hauteur de 450 à 500 millions de livres (570 à 631 millions d'euros) pour aider les ménages à financer l'isolation de leur logement.
JULIE CHAUVEAU - Les échos
05 août 2008
Cette année, une allocation rentrée scolaire à géométrie variable
L’allocation de rentrée scolaire (ARS) sera versée sur la base des ressources de 2006 et, pour la première fois, en fonction de l’âge de l’enfant.
Chaque été, elle est très attendue par les familles pour pouvoir acheter les indispensables cahiers, crayons et vêtements de la rentrée. L’allocation de rentrée scolaire (ARS) sera bien versée à compter du 20 août mais son mode de distribution changera cette année.
La secrétaire d’Etat chargée de la famille, Nadine Morano, a annoncé que le décret mettant en place le nouveau principe de modulation des versements de l’ARS en fonction de l’âge de l’enfant était paru ce samedi. C’est la première fois, qu’un tel changement est apporté à l’allocation rentrée.
L’ARS est portée à 272,59 € pour les 5-10 ans, à 287,59 € pour les 11-14 ans et à 297,59 € pour les 15-18 ans, soit respectivement 15 et 25 € supplémentaires par rapport à la rentrée 2007. "Cette mesure est née de la volonté d’adapter le coût de la rentrée scolaire à l’âge de l’enfant", rappelle Nadine Morano.
Comme les services des allocations familiales se basent sur les ressources 2006 de leurs allocataires pour verser les prestations, toute personne ayant bénéficié de l’ARS en 2007 devrait pouvoir y prétendre, sauf changement de situation, cette année encore.
Un mois avant la rentrée scolaire, le ministre de l’Education, Xavier Darcos a rappelé l’accord, conclu avec «les principales enseignes de la distribution», qui permet de "limiter la hausse du coût de la rentrée en dressant une liste de fournitures essentielles à prix coûtant ou sans augmentation de prix par rapport à l’année 2007".




