Marie-Pierre RAMOS

L'actualité politique, culturelle, sportive, environnementale, associative, du Blanc-Mesnil et d'ailleurs

21 octobre 2009

Le Pacte de Copenhague

Monsieur le Président des Etats-Unis,
Monsieur le Président du Conseil européen,

Monsieur le Secrétaire américain à l’Energie,
Monsieur le Commissaire européen à l'Environnement,

Mesdames et Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernements européens,
Mesdames et Messieurs les ministres de l’Environnement
,

L’urgence est là. Les premiers effets du réchauffement climatique se font sentir, les prévisions scientifiques sont de plus en plus sombres. Pour préserver un environnement favorable à la vie humaine, nous devons agir, collectivement et sans attendre.
Pour limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C, nous devons diviser par 4 d’ici 2050 les émissions de gaz à effet de serre des pays développés. A la veille du
Sommet de Copenhague, nous nous engageons et nous vous appelons à relever le défi. L’audace politique doit accompagner l’évolution des comportements individuels. Institutions, citoyens, nous devons tous nous impliquer, car c’est bien le destin de l’humanité qui se joue. Ensemble, nous devons prouver ce dont les sociétés humaines sont capables.
Aujourd’hui, par cette charte issue de la consultation de la communauté web, d’experts et responsables politiques, nous indiquons notre souhait de nous informer, de nous engager, de nous mobiliser. Ici,  je m’engage à suivre ces dix recommandations :

#01.J’évaluerai mon empreinte écologique, tous les ans, et viserai à son atténuation.

Calculer son empreinte écologique

#02. Je veillerai à faire des économies d’énergie, à la maison comme au travail, notamment : en éteignant les lumières inutiles, les appareils en veille, en utilisant les ampoules basse consommation, en adaptant mes vêtements avant de recourir au chauffage et à la climatisation, …

#03.J’éviterai de gaspiller de l’eau, notamment : en utilisant de façon optimale la machine à laver et le lave vaisselle, …

#04. Je ferai des économies de papier, notamment : en imprimant uniquement les documents nécessaires, en recto-verso, avec deux pages par feuille, …

#05. Je préférerai l’utilisation du réutilisable au jetable, notamment : en utilisant des piles rechargeables, en utilisant de la vaisselle réutilisable au travail, …

#06.Je trierai mes déchets dès que des installations publiques me le permettront.

#07.Je privilégierai autant que possible les transports propres, notamment : en recourant aux transports en commun, aux modes de circulation douces (marche à pied, vélo, …), au covoiturage, à l’auto-partage

#08.J’adopterai des habitudes alimentaires réduisant mon impact énergétique, notamment : en mangeant des fruits de saison, …

#09. Je sensibiliserai les plus jeunes de mon entourage à la protection de l’environnement.

#10. J’inviterai mes proches à signer cette charte.

En contrepartie, nous vous invitons, responsables politiques de pays développés, à montrer l’exemple à l’ensemble de vos concitoyens et de la communauté internationale. Nous vous invitons à vous engager avec force et sincérité autour des 10 objectifs suivants :

#01.Impulser une coopération internationale se dotant d’objectifs contraignants notamment : en favorisant l’adaptation des pays en développement au changement climatique, en aidant à l’atténuation de leurs émissions, en les soutenant dans leur lutte préventive et corrective contre la déforestation et l’avancée des déserts, …

#02. Renforcer les politiques de protection des plus faibles, premières victimes de la détérioration de l'environnement et de la hausse du cours des matières premières, notamment : en luttant contre la précarité énergétique, en donnant accès à tous à une alimentation saine, …

#03.Faire des Etats et collectivités locales des acteurs exemplaires en matière de responsabilité environnementale, notamment : en conformant les bâtiments publics aux principes de l’ éco-construction, en utilisant des énergies renouvelables, …

#04.Articuler au mieux les outils réglementaires, fiscaux et les mécanismes de marché pour atteindre les objectifs climatiques, notamment : en généralisant le principe pollueur-payeur, développant des règles d’urbanisme durable, réglementant l’éclairage nocturne – public et commercial, …

#05. Permettre les conditions de l’émergence de nouvelles  activités économiques vertes, notamment : en favorisant une recherche-développement dynamique sur les questions de technologies vertes, en créant des formations spécialisées, …

#06.Travailler avec les entreprises à l’amélioration de leurs pratiques, notamment : en développant et médiatisant des référentiels évaluant les entreprises responsables, en impulsant des concertations avec les industriels pour optimiser l’utilisation d’emballage, en réfléchissant à l’éthique des messages publicitaires, …

#07.Favoriser la coopération entre associations et s’appuyer sur leur expertise pour définir et mettre en œuvre de nouvelles politiques responsables.

#08. Favoriser le développement de transports alternatifs aux transports actuels les plus polluants, notamment : en développant les transports collectifs interurbains, les modes de circulation douce,…

#09. Préserver les écosystèmes existants et nos équilibres environnementaux, notamment : en développant l’agriculture biologique, …

#10. Renforcer le travail de sensibilisation, notamment : en approfondissant les programmes scolaires dédiés à l’environnement, en soutenant des actions de sensibilisation portées par les associations, …

L’urgence est là. Agissons ensemble pour construire un nouvel avenir.

Signez la pétition : http://specials.fr.msn.com/lachaineverte/charte-environnement/petition.aspx

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10 septembre 2009

Avec une taxe très inférieure à 30 euros, l'impact écologique sera limité

Une taxe carbone à 17 € permettra-t-elle d'atteindre les objectifs que s'est fixés la France, à savoir la division par 4 de ses émissions de CO2 d'ici à 2050 ? Une taxe à 32 €, croissant de 5% chaque année jusqu'en 2030 aurait permis, en théorie au moins, d'être au rendez-vous.

Mais le gouvernement a choisi de ne pas trancher sur le rythme d'augmentation qu'il faudra appliquer au cours des prochaines années. Une commission indépendante composée de cinq collèges sur le modèle du Grenelle (Etat, collectivités locales, entreprises, syndicats, organisations non gouvernementales) sera chargée de déterminer ce paramètre-clé sur lequel reposera au bout du compte l'efficacité du dispositif. Jeudi matin, le fait d'inscrire dans le projet de loi de finances l'objectif de 100 € à l'horizon 2030 restait en débat.

Signal

Avec une taxe très inférieure à 30 €, les écologistes ont déjà mis en garde contre la faiblesse du signal qui va être envoyé. Le litre de super sans plomb devrait augmenter de 4 centimes, celui du diesel de 4,5 centimes et, en moyenne, la facture des ménages qui se chauffent au fioul devrait s'alourdir de 8%. Certains objectifs du Grenelle seront plus difficiles à atteindre. A 32 €, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) avait calculé que la taxe inciterait à la rénovation de 366 000 logements par an pour 400 000 inscrits dans les objectifs de la loi. A 17 € la tonne, l'impact sera presque divisé par deux.

Ce montant de 17 € équivaut au prix moyen de la tonne échangée sur le marché européen des quotas d'émissions de CO2 depuis janvier 2008. Un marché qui régule les émissions polluantes des grandes installations industrielles et énergétiques de l'Union depuis 2005. C'est donc d'abord sur ce "prix de marché" que s'est focalisé le débat sur le montant de la contribution climat-énergie, au motif qu'il serait inéquitable de taxer deux fois plus les ménages que les entreprises, ou une petite entreprise par rapport à une grande dans un même secteur. "J'attends avec intérêt qu'on vienne m'expliquer que les ménages doivent payer 30 €", avait déclaré Nicolas Sarkozy, lors de son déplacement au Brésil en début de semaine, donnant un premier indice du sens de ses arbitrages.

Ce qui se conçoit politiquement n'a pourtant pas forcément de sens au plan économique. Comparer le prix du quota de CO2 à la taxe, c'est, pour parler simplement, comparer des choux et des carottes. Le premier reflète l'équilibre entre l'offre de quotas fixée par la Commission européenne et la demande des entreprises ; alors que le second est supposé envoyer un signal de long terme pour inciter les consommateurs et les entreprises à modifier leur comportement. Le prix de la tonne de CO2 a d'ailleurs beaucoup fluctué depuis son lancement à 8 €. Il a culminé à 30 €en avril 2006 avant de dégringoler à 0,1 centime en octobre de la même année et de s'installer à 15 €, son prix actuel. Ce prix accuse le coup de la récession et de la crise financière et n'est pas assez élevé pour inciter les industriels à basculer sur des énergies propres. "Il ne peut motiver qu'un passage du charbon au gaz", confirme Emilie Alberola, économiste à la Mission climat de la Caisse des dépôts. Les analystes anticipent cependant un renchérissement du carbone en raison des engagements européens, qui prévoient au minimum de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici à 2020.

Laurence Caramel

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27 mars 2009

Earth Hour 2009 : Le 28 mars à 20h30, éteignons nos lumières !

Le WWF a décidé de lancer une mobilisation internationale avec un moment fort le 28 mars 2009 qui prévoit de toucher, dans plus de 1000 villes , près d’un milliard de personnes qui feront le geste symbolique d’éteindre leurs lumières pendant une heure.

L’année 2009 est une année décisive pour notre planète. C’est en effet dans les douze prochains mois que se décideront les politiques mondiales de lutte contre le changement climatique pour les prochaines décennies. Le consensus scientifique du GIEC réuni à Paris en 2007 nous a rappelé l’urgence de la mise en place de politiques globales pour limiter à 2° le réchauffement climatique au cours du 21e siècle.

Le WWF a décidé de lancer une mobilisation internationale avec un moment fort le 28 mars 2009 qui prévoit de toucher, dans plus de 1000 villes, près d’un milliard de personnes qui feront le geste symbolique d’éteindre leurs lumières pendant une heure.

A ce jour, dans 62 pays dont la France, pas moins de 74 métropoles, dont Cape Town, Chicago, Copenhague, Dubaï, Hong-Kong, Istanbul, Las Vegas, Lisbonne, Londres, Los Angeles, Manille, Mexico, Moscou, Nashville, Oslo, Rome, San Francisco, Singapour, Sidney, Toronto et Varsovie, se sont déjà engagées à éteindre leurs lumières le samedi 28 mars 2009 de 20h30 à 21h30.

Le 28 mars offrons une heure pour la planète !

Participez en vous inscrivant sur le site : www.earthhour.fr

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20 mars 2009

Ce week-end, nettoyage des plages et rivières

       

Pour la quatorzième année consécutive, Surfrider Foundation Europe organise les Initiatives Océanes, un grand  week-end éco citoyen dédié à la protection de notre littoral, de nos lacs et de nos rivières. Pour plus de renseignements ou pour ajouter une initiative de nettoyage, rendez-vous sur le site www.initiativesoceanes.org


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19 novembre 2008

Votre action de proximité pour la réduction des déchets

SRD_popupLa Semaine de la Réduction des Déchets, inscrite dans le cadre de la campagne nationale "Réduisons vite nos déchets, ça déborde ", se déroulera du 22 au 30 novembre 2008.

Bientôt, vous retrouverez les programmes

http://reduisonsnosdechets.fr/index.asp
Cet événement vise à sensibiliser la population, responsabiliser les citoyens et inciter chacun à agir concrètement pour réduire ses déchets par le biais d'une consommation responsable et de petits gestes de la vie quotidienne. Elle s'adresse aussi bien aux institutions et collectivités qu'aux scolaires et au grand public de manière générale.

Pour cette occasion les partenaires de la campagne "Réduisons vite nos déchets, ça déborde" invitent tous les acteurs, têtes de réseau nationales, écoles, associations, éco-designers, collectivités locales, entreprises et citoyens, à se réunir pour organiser des actions concrètes sur le terrain. Parce que les petits ruisseaux forment les grandes rivières, chaque action, même à une petite échelle a un impact sur l’environnement, et chaque citoyen a son rôle à tenir dans la sauvegarde de la planète.

Inscrivez-vous dans cette démarche citoyenne, en participant à la Semaine de la Réduction des Déchets 2008.
Mettez en œuvre une action de proximité (journée d’animation, conférence, débat, exposition, réalisation et diffusion d’outils pédagogiques) ... autour des 5 grands thèmes de la Semaine :

  • Ca déborde

  • Mieux produire

  • Mieux consommer

  • Réutiliser

  • Moins jeter

Et sensibilisez un ou plusieurs public(s) (scolaires, salariés, collectivités, professionnels...) à la réduction des déchets.

Charte d’engagement

  • Je m’engage à réaliser des opérations dans le respect de la loi et de la réglementation et à obtenir toutes les autorisations et assurances nécessaires au bon déroulement de la manifestation.

  • Je m’engage à mettre en œuvre des actions qui visent à valoriser et encourager des pratiques positives. Elles seront menées dans un esprit d’ouverture et de coopération et non dans une logique d’opposition ou d’affrontement. Elles seront non-violentes.

  • Je m’engage à ce que les actions ne soient pas liées à toute démarche politique, religieuse ou contraire aux bonnes mœurs.

  • Je m’engage à ce que les actions soient menées sans but lucratif. Leur accès sera gratuit et si exceptionnellement, des prestations sont payantes ou des articles vendus, je m’engage à en informer au préalable la coordination de l’événement.

http://reduisonsnosdechets.fr/html/part_appel_form.asp

Téléchargez la charte : charteSRD

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17 novembre 2008

Les Bretons appelés à la modération sur leur consommation d’énergie

cable_optiqueECO-TERRE - Région particulièrement fragile pour son alimentation électrique (elle produit seulement 7% de son électricité), la Bretagne a été choisie pour expérimenter une opération inédite de maîtrise de l’énergie. Il s’agit d’un site internet interactif (www.ouest-ecowatt.com) avec lequel le gestionnaire du réseau de transport de l’électricité (RTE) se propose, en cas de pics de consommation, d’alerter tous les internautes volontaires pour accomplir différents gestes d’économie (éteindre les lampes inutiles, éviter de faire fonctionner un lave-linge en soirée, période de forte consommation, limiter les appareils en veille, etc.).

“Il y a un décalage important en Bretagne entre la capacité de production d’électricité et la consommation, insiste Dominique Maillard, président de RTE. Cette dépendance structurelle très forte entraîne une plus grande vulnérabilité de l’approvisionnement. C’est pourquoi tout ce qui peut contribuer à réduire les pointes de consommation est le bienvenu, à la fois pour la sécurité du réseau et pour le consommateur qui peut ainsi réduire sa facture”.
Très concrètement, à partir de ce site spécial et par e.mail, sms ou flux RSS, RTE se propose d’envoyer des messages d’alertes - un peu à la manière de prévisions de trafic automobile - la veille pour le lendemain, aux éco-internautes qui se seront inscrits dans la démarche. A eux ensuite d’avoir l’attitude éco-citoyenne adéquate. Bien que beaucoup des gestes demandés relèvent du bon sens et devraient être accomplis 365 jours par an, RTE précise que le nombre d’alertes ne devraient pas dépasser une dizaine par an. Entre novembre et mars, pour éviter des situations limites aux deux moments de la journée où l’électricité se consomme le plus: aux alentours de midi et entre 17h et 20h.
“Nous avons eu des craintes sérieuses en matière d’alimentation électrique au cours des deux derniers hivers”, souligne Jean Daubigny, préfet de région.
Selon RTE, la Bretagne, où la demande augmente sensiblement plus vite que la moyenne nationale,  devrait connaître encore deux à trois hivers de situations particulièrement tendues. Le temps d’améliorer le réseau d’acheminement électrique en Bretagne-Sud (2010) et de réaliser une centrale thermique à Saint-Brieuc pour sa partie nord (2011). En attendant, RTE a calculé qu’avec 100 000 foyers inscrits à Ecowatt, la région, aujourd'hui alimentée localement par la centrale de Cordemais, le barrage de la Rance, les turbines de Dirinon et Brennilis et une cinquantaine de sites d'éoliennes, pourrait économiser 2,5% d’énergie. Quant à l’utilisateur prêtant une attention quotidienne à sa consommation, son économie pourrait être comprise “entre 448 et 885 euros par an”. Sans compter tout le bénéfice pour la planète et la réduction d'émissions de CO2.
Pierre-Henri ALLAIN - Libération

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Le vent comme solution à la crise, selon Planète éolienne

photo_2305_253_55_11428Lettre ouverte de l’association Planète éolienne au président Sarkozy qui, dit-elle, prône bien une «relance verte», mais «sans trop d’éoliennes» quand même  :

DonquichotteTRIBUNE.
«La crise est là. Au chevet de la finance inter- nationale, nos Etats peinent à imaginer une relance. Il est pourtant un secteur sur lequel une ré- volution est encore à construire en France. C’est celui des énergies renouvelables.

L’énergie éolienne est la plus mature d’entre elles. Elle croît de 30% par an depuis plus de 10 ans et pourrait fournir le tiers de l’électricité mondiale en 2050.

La loi Grenelle1 semble finalement bien fade sur ces questions-là. Notre pays persiste à s’éloigner des objectifs de Kyoto qui fixent à 23% la part d’électricité renouvelable en 2020 : ce taux était de 18% en 1990, il n’est plus que de10,3% aujourd’hui.

Sachant que le potentiel hydroélectrique est quasiment saturé, seule l’énergie éolienne est à même de fournir les puissances nécessaires pour atteindre l’objectif.

Nos voisins européens annoncent pour 2020 des objectifs plus ambitieux encore. Le nouveau président des Etats-Unis prévoit, lui, d’investir d’ici là, 150 milliards de dollars (115 milliards d’euros) dans les énergies éolienne et solaire. Et nous ?

Nous pourrions redonner de la consistance au Grenelle de l'Environnement tout en posant les éléments d’un véritable axe de relance économique. Ainsi, 23% d’électricité renouvelable en 2020 représenterait 250.000 emplois contre 5.000 aujourd’hui. Des emplois dispersés sur tout le territoire, insensibles au Cac 40 ou au risque de délocalisation. Cela représenterait aussi 50 milliards d’euros d’investissement générant une rentabilité de l’ordre de 8-10% par an.

En attendant, est-il normal pour un particulier qui souhaite installer des panneaux solaires d’avoir à souffrir d’une kyrielle d’obscures démarches administratives ? Est-il normal pour une collectivité qui souhaite exploiter le potentiel éolien de son territoire de devoir attendre de 5 à 7 ans et parfois plus, pour en voir les premières retombées ? Est-il normal que  les banques aient augmenté fortement leur marge pour financer de tels projets pourtant garantis par l’Etat ? Est-il normal de voir des groupuscules grincheux refuser des éoliennes dans leurs paysages alors que «la planète brûle» ?.

L’éolien est un atout géostratégique majeur dans la crise énergétique qui se profile. C’est moins de dépendance vis-à-vis de l’étranger. C’est une chance pour la France de peser sur la politique d’indépendance énergétique européenne. C’est enfin la chance de se donner un leadership technologique, économique et social.

C’est non pas 20% mais 30% d’énergies renouvelables en 2020 qu’il faudrait viser afin de fournir au pays un véritable outil anti-crise. Avec une profonde simplification administrative, l’aménagement d’outils financiers pour les particuliers et un investissement public d’un milliard d’euros sur 3 ans pour financer les filières de formation et les programmes de recherche.

Sans énergie éolienne, les objectifs de Grenelle ne sont pas crédibles, la «révolution environnementale» prônée par l’Elysée ne nous donnera pas les éléments d’une véritable relance. Pourquoi enfin rester aveugle au fait qu’une immense majorité de nos concitoyens pensent que les éoliennes ne sont finalement pas si moches que cela. Alors, «chiche» Monsieur le Président ?»

Benoît Praderie
Porte-parole de l’Association Planète éolienne

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07 novembre 2008

Assainir l'air

L'utilisation des plantes pour assainir l'ambiance d'une maisonnée était déjà une pratique courante dans les villes romaines et grecques de l'Antiquité. Le mécanisme d'absorption et de transformation des polluants par les plantes n'est pas encore clairement expliqué par des études scientifiques. Mais il combine trois vertus des plantes : la conversion du gaz carbonique en oxygène par photosynthèse, l'augmentation de l'hydrométrie ambiante par la "transpiration" des plantes et la captation des polluants volatils par leur feuillage. Les plantes ont ainsi la capacité de capter certains produits chimiques et de les stocker dans leurs tissus. Voici une sélection de 16 plantes d’intérieur dépolluantes…

Le palmier d’arecpalmier_d_arec

Propriétés dépolluantes : Le palmier d'arec absorbe le formaldéhyde, présent dans les rejets des automobiles et dans la fumée du tabac, et le xylène que l'on trouve à l'état naturel dans le pétrole et le goudron.

Atouts : Il permet d'absorber les composés organiques volatils (COV) toxiques émanant des désodorisants, de la fumée de cigarette, des fenêtres en PVC, du papier peint et de la moquette collée.

Où le placer ? : Dans toutes les pièces, surtout celles qui sont fraîchement repeintes...

Entretien : Ce palmier a besoin de la luminosité. Il faut peu l'arroser mais régulièrement et vaporiser son feuillage. La température de la pièce ne doit pas être inférieur à 13 °C.

cactus_colonnaireLe cactus colonnaire

Propriétés dépolluantes : Selon des scientifiques, il absorberait les ondes électromagnétiques !

Atouts : Ce cactus absorbe les ondes émises par le four à micro-ondes, les écrans d’ordinateur ou de télévision, et tous les appareils électroménagers. Il est facile d’entretien et demande peu de soins. Il est assez 'zen' de look, en tout cas très tendance.

Où le placer ? : Dans un bureau, au salon et/ou dans la cuisine.

Entretien: Il a besoin de beaucoup de lumière, et doit être si possible placé près d’une fenêtre. Il doit être très peu arrosé.

La fougèrela_foug_re

Propriétés dépolluantes : La fougère est réputée absorber le formaldéhyde et le xylène.
Atouts : Elle absorbe les composés organiques volatils toxiques provenant des meubles, des colles, de la peinture… Elle est très efficace, très jolie avec son beau volume vert et demande peu d’entretien.

Où le placer ? : La fougère doit être placée de préférence dans des pièces humides ou en tout cas pas trop sèches. Couloir, salon, cuisine, chambre... En tout cas loin d'une source de chaleur. Attention à ne pas l'exposer aux rayons de soleil, c'est une plante de sous-bois....
Entretien: Il faut bien l'arroser au printemps et en été, mais laisser sécher la terre l'hiver. Bien penser à la dépoussiérer régulièrement. Température idéale entre 10 et 20 °C.

le_dragonierLe dragonnier

Propriétés dépolluantes : De son nom latin Dracaena, le dragonnier absorbe le trichloréthylène, le xylène, le toluène (souvent utilisé comme produit industriel ou comme solvant) et le monoxyde de carbone.

Atouts : Le dragonnier lutte contre la plupart des composés organiques volatils de la fumée de cigarette, des peintures, de l'encre, du chauffe-eau, des parfums d’ambiance, des matériaux de construction…

Où le placer ? : Dans le bureau, la chambre, le salon, bref dans toutes les pièces où l’on fume.
Besoins : Le dragonnier a besoin de peu d’eau mais de pas mal de lumière. Il faut penser à vaporiser et nettoyer ses feuilles régulièrement, ainsi qu'à retirer les feuilles jaunies.

Le pothos le_pothos

Propriétés dépolluantes : Aussi appelé lierre du diable, son efficacité sur le monoxyde de carbone est scientifiquement prouvée. Il absorbe aussi le toluène et le benzène (un hydrocarbure aromatique et un solvant très utilisé).

Atouts : Le pothos débarrasse des COV toxiques produits par la peinture, la cuisinière, la fumée de cigarette, les détergents…

Où le placer ? : N'importe où. Mais attention, sa sève peut irriter la peau.

Entretien : Un endroit ombragé lui convient parfaitement. Il est important de le tailler régulièrement. Température idéale entre 15 et 25 °C.

la_fleur_de_luneLa fleur de lune

Propriétés dépolluantes : La fleur de lune absorbe le trichloréthylène (un solvant très utilisé pour le dégraissage de pièces métalliques ou le nettoyage à sec de vêtements), le benzène, l’ammoniac, le xylène et le formaldéhyde.

Atouts : Cette plante est dotée d'une grande capacité à filtrer l’air : mastics, colles, vernis, peinture, produits d’entretien, meubles cirés, papiers imprimés, fumée de cigarette… Gros avantage, elle nécessite peu d’entretien.

Où la placer ? : Dans n'importe quelle pièce.

Entretien : Idéalement, cette plante nécessite peu de lumière et beaucoup d’humidité. Température idéale entre 18 et 22 °C.

L’aglaonema

Propriétés dépolluantes : Cette plante est efficace contre le formaldéhyde et le benzène.

Atouts : Elle filtre les COV toxiques provenant de la peinture, des produits parfumés. Facile à cultiver, son besoin en lumière est faible...

Où la placer ? : Dans le bureau, le salon ou la salle de bains.

Entretien : L’aglaonema préfère la pénombre et une atmosphère chaude (entre 15 et 25°C) et humide. Il faut l’arroser régulièrement, mais de façon modérée.

Le ficusficus

Propriétés dépolluantes : Appelé aussi caoutchouc ou ficus elastica decora, ce ficus serait le "remède" le plus efficace contre le formaldéhyde.

Atouts : Sa croissance est assez lente mais il peut atteindre les 3 mètres en intérieur.
Où le placer ? : Dans la salle de séjour ou dans un grand hall d'entrée.

Entretien : Le ficus a besoin de luminosité, mais ne supporte pas forcément bien la lumière directe susceptible de brûler ses feuilles. Originaire des climats tropicaux, le ficus apprécie les températures allant de 15 à 25 °C.

Palmier_nainLe palmier nain

Propriétés dépolluantes : Les palmes de ce petit palmier absorbent l’ammoniac, le xylène et le formaldéhyde (et c'est démontré par la Nasa !).

Atouts : Utile pour lutter contre les émanations de la peinture, des parfums d’ambiance, des produits d’entretien et même du vernis à ongles… Il filtre parfaitement bien l’air pour l'assainir.
Où le placer ? : Dans la salle de bains ou la cuisine.

Entretien : Le palmier nain nécessite une faible luminosité et un peu d'humidité. En hiver, il faut laisser sécher la surface de sa terre. Température idéale entre 10 et 20 °C.

L’anthuriumAnthurium

Propriétés dépolluantes : Une des meilleures plantes, selon la Nasa, pour débarrasser l'intérieur des maisons de l’ammoniac !

Atouts : Efficace contre les COV toxiques des produits d’entretien.

Où le placer ? : Là où l’on utilise de l’ammoniac !

Entretien : L’anthurium aime les endroits ensoleillés pour une longue floraison, et beaucoup d’eau. Pas de variations de température, entre 18 et 22 °C.

Chrysanth_meLe chrysanthème

Propriétés dépolluantes : Absorbe le benzène, le formaldéhyde et l’ammoniac.

Atouts : Le chrysanthème dépollue les hydrocarbures dégagés par des huiles essentielles, les parfums d’ambiance et l’encens.

Où le placer ? : Dans la journée, sur n’importe quel rebord de fenêtre. La nuit, on peut aussi le laisser dehors, et bien entendu le rentrer l'hiver quand il gèle...

Entretien : Il a besoin de lumière vive et d'un arrosage régulier et abondant.

Le_lierreLe lierre ou lierre anglais

Propriétés dépolluantes : Ce lierre est réputé filtrer le formaldéhyde.

Atouts : Il est facile à cultiver, solide et efficace. Il débarrasse des COV toxiques de la fumée de cigarette, des solvants et des feutres…

Où le placer ? : Dans toutes les pièces de la maison !

Entretien : Pas besoin de beaucoup de lumière et d’eau pour le lierre. Et surtout pas d’excès. Température idéale entre 15 et 22 °C. On peut le vaporiser contre les attaques d’acariens.

GerberaLe Gerbera

Propriétés dépolluantes : Le gerbera absorbe le benzène, le trichloréthylène, le formaldéhyde et le toluène.

Atouts : Idéal pour les atmosphères susceptibles de contenir des COV toxiques existants, des huiles essentielles, des parfums d’ambiance et de l’encens.

Où le placer ? : Partout !

Entretien : Il a grand besoin de lumière et de terreau légèrement humide. Attention aux parasites : le traiter à l’extérieur et de préférence avec des produits naturels.

Le chlorophytumChlorophytum

Propriétés dépolluantes : Efficace contre le monoxyde de carbone, le toluène et le benzène.
Atouts : Très efficace contre le monoxyde de carbone dégagé par les chauffages d’appoint au gaz, les gazinières et les chauffe-eau…

Où le placer ?: Dans le salon ou la salle de bains...

Entretien : Il nécessite d'être exposé à la lumière vive, mais pas au soleil direct. Il faut l'arroser généreusement l’été et laisser sécher le terreau en hiver. Température autour de 18 °C (il peut résister jusqu’à 8 °C).

Philodendron_rougeLe philodendron rouge

Propriétés dépolluantes : Il absorbe le formaldéhyde (c'est la plante la plus efficace dans ce domaine selon la Nasa).

Atouts : Facile à cultiver, le philodendron rouge filtre les COV toxiques des isolants, colles à moquette et papier peint, ou la fumée de cigarette.

Où la placer ? : Au salon ou dans la salle de bains.

Entretien, : Attention à ne pas l'exposer à trop de lumière. Ne pas l'arroser plus l’été que l’hiver et à température entre 15 et 25 °C.

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28 octobre 2008

Guide de l'habitat durable en Seine-Saint-Denis

Un habitat durable est un logement consommant à la fois peu d’eau et d’énergie, de préférence renouvelable, dans son fonctionnement quotidien, et s’intégrant harmonieusement dans son environnement. C’est aussi un habitat qui préserve la santé de ses occupants en leur apportant un meilleur confort.

Pour finir, c’est un bâtiment qui aura nécessité peu d’énergie et de matières premières pour sa construction et dont on saura recycler les matériaux lors de sa destruction.

Ce sont la raréfaction des ressources en énergies fossiles et la prise de conscience de leurs impacts sur la planète qui ont amené cette réflexion autour d’une conception nouvelle de notre habitat. En effet, le secteur résidentiel représente 30% de la consommation énergétique nationale. 80% des marchés de rénovation (concernant 30 millions de bâtiments existants) sont effectués par les petites entreprises.

C’est en grande partie sur les entreprises artisanales que reposent les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement, les nouvelles réglementations thermiques1 et les travaux préconisés lors des DPE2.

En partenariat avec le Conseil Général et l'ADEME, l'Agence Locale de l'Energie, l'espace Infeau Energie, la FFB et la CAPEB, ce guide a été réalisé pour enclencher une sensibilisation des entreprises du secteur du Bâtiment et faciliter les démarches des particuliers pour un développement de l’éco-construction, de l’éco-rénovation et des énergies renouvelables en présentant de manière non-exhaustive les équipements et/ou matériaux.

Consciente depuis de nombreuses années de la nécessaire préservation de notre environnement, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat apporte sa contribution à ce défi en recensant dans ce guide les artisans oeuvrant dans ce secteur d’avenir.


Vous pouvez télécharger le document sur le site : http://www.cma93.fr/index.php?id_page=49&id_xml=150

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22 septembre 2008

Miel toutes fleurs du bitume

MIEL2Ville. Sur les traces d’Olivier Darné, artiste et apiculteur urbain.

A Paris, Saint-Denis ou Marseille, sur les toits, dans les jardins, et désormais dans des ruches conceptuelles, le miel s’urbanise et conquiert les trottoirs. Olivier Darné, apiculteur punk et poétique, se définit comme un "graphiculteur" (le graphisme étant son premier métier), qui élève "des abeilles et des images". Cet artiste tout en douceur pressée essaime des pollinisateurs urbains - en l’occurrence des containers contenant des ruches - sur le parvis du théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis, au parc de la Villette, à Montreuil, au Blanc-Mesnil ou à Fontenay-sous-Bois - où tout a commencé en 2002.

Folles. L’abeille de Paris s’adapte à toutes les facéties du graphiculteur. La preuve dans le «luneur» de La Villette. Ce container réaménagé en micro-habitation accueille des dormeurs en mal de dards. Contre 60 euros, un couple peut se butiner au milieu d’un meuble-ruche tandis que des abeilles entrent et sortent par un conduit pour besogner les pistils alentour. Que les allergiques se rassurent, l’abeille et l’homme n’entrent qu’en contact visuel. Que pensent les abeilles de la ville ? Probablement le plus grand bien puisqu’elles bossent comme des folles et produisent plus de miel que dans une modeste campagne. Dans son cas, Darné peut récolter jusqu’à 70 kilos dans une ruche, "contre 20 kilos dans une ruche traditionnelle en Bourgogne", souligne-t-il. A Paris, comme ailleurs, chaque abeille couvre 3 000 hectares, et une ruche compte 80 000 ouvrières. Entre ses ruches sur le toit de la mairie de Saint-Denis et celles du square de la porte de Montreuil, Darné gère au total plusieurs millions d’abeilles. Contre toute attente, le miel urbain est riche. Mieux, il est béton (1). Comprendre que ses facultés organoleptiques sont plus qu’honorables : 200 pollens dans le miel garanti 100% soleil de Saint-Denis contre une trentaine à la campagne. La biodiversité obligée de nos parcs et jardins fait l’affaire des inlassables butineuses, lesquelles collectent leurs précieux pollens de mars à octobre. Quant au miel, il est si riche de saveurs qu’il sature la langue.

Salariés. "Le projet artistique est en partie financé par les abeilles", précise Olivier Darné. On ne sait pas à quelle hauteur tant la question de l’ar(t)gent hérisse le graphiculteur. Son parti poétique salarie quatre personnes grâce aux subventions de la Drac, de la ville de Paris, de Saint-Denis et d’ailleurs.Il ne serait pas le premier à vivre sur le dos des abeilles. A la différence que Darné partage, il convie les habitants à "goûter leur quartier" lors de savants "partages de butin". Du sperme de fleur tout comme le miel sont ainsi distribués dans la rue lors "d’apéroruches" savoureux.

(1) le "miel béton" est vendu 4 € le pot. www.parti-poetique.org

Posté par Mapiedse à 15:33 - Environnement - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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