31 janvier 2009
Retraites complémentaires : dans le rouge dès 2009 !
Les nouvelles projections de l'Arrco et de l'Agirc tablent sur un déficit technique cinq ans plus tôt que prévu avant la crise. Le Medef veut rassurer sur l'âge de la retraite.
La négociation sur l'avenir des régimes de retraite complémentaire du secteur privé a démarré hier sur des perspectives très noires. L'Arrco (pour tous les salariés) et l'Agirc (pour les cadres) vont en effet basculer dans le rouge bien plus tôt que prévu, selon les nouvelles projections qui ont été remises aux partenaires sociaux. Dès cette année, ils devraient afficher un résultat technique négatif de quelque 620 millions d'euros, si l'on n'intègre pas d'éventuels bénéfices financiers réalisés avec le placement des réserves. C'est cinq ans plus tôt que ce qui était prévu auparavant. A l'horizon 2020 le déficit dépasserait 7 milliards par an. Ces projections tiennent compte, bien sûr, de l'impact brutal de la crise. En pesant sur la progression de la masse salariale, elle réduit les recettes de l'Arrco et de l'Agirc, qui proviennent des cotisations sociales.
"Ça a jeté un froid", raconte Jean-René Buisson, qui mène la négociation pour le Medef. "On a été particulièrement surpris, explique Bernard Devy (FO). On est devant un mur." Patronat et syndicats reconnaissent qu'il est d'autant plus urgent de réformer les régimes pour assurer leur avenir à long terme.
Négociations tendues
Quatre séances de négociation sont prévues d'ici à la fin du mois de mars. Le temps presse, car un accord clef expire à cette date : celui sur l'AGFF, un mécanisme qui permet de bénéficier d'une retraite complémentaire sans abattement dès 60 ans. Les négociations sont tendues, car le Medef demande que l'âge de départ soit repoussé pour équilibrer les régimes, alors que les syndicats ne veulent pas en entendre parler.
Sur ce point, le Medef a tenu à rassurer les personnes qui vont faire valoir leurs droits à la retraite au cours des prochains mois. Quel que soit le résultat de la négociation, "il n'y aura pas de conséquences sur les salariés qui partent à la retraite prochainement", a assuré Jean-René Buisson. Une réforme éventuelle se ferait "de façon très progressive", a-t-il dit. Bernard Devy (FO) n'est pas convaincu : "On reste dans le doute absolu", estime-t-il.
29 janvier 2009
Agression sans précédent contre le patrimoine
La droite vient de se
livrer au Parlement à une attaque sans précédent contre des dispositions
essentielles qui assurent la protection et la mise en valeur du patrimoine
de notre pays.
D'une part, sous prétexte
de meilleure efficacité des services en charge de l'archéologie préventive,
le Sénat, avec l'accord du gouvernement, a réduit les délais
des diagnostics et des fouilles dans des conditions qui mettent à bas
le bon fonctionnement du service public de l'archéologie, pour le plus
grand profit des intérêts privés. Il s'y ajoute la création d'un
contrat CDD dit d'opération, qui s'attaque directement au CDI et au
besoin permanent que celui-ci a pour objet de pourvoir.
D'autre part, le Parlement a adopté un amendement qui supprime le pouvoir d'avis conforme des ABF (architectes des bâtiments de France) sur les permis de construire et les autorisations de travaux, dans les zones de protection du patrimoine et des paysages.
Cette déréglementation
sauvage est une grave remise en cause de toute la politique de protection
du patrimoine et des sites, qui repose principalement jusqu'ici sur
cet instrument juridique permettant aux services de l'Etat de s'opposer
à des projets menaçant la qualité des paysages ou la
préservation du patrimoine monumental.
Elle est aussi contradictoire
avec la priorité nouvelle, en faveur du développement durable que
le pouvoir, dans la foulée du Grenelle de l'Environnement, s'est gaussé
de mettre en avant.
Quelques jours après
ses voeux au monde de la Culture, on voit ce qu'il en est des
véritables intentions de Nicolas SARKOZY en faveur des arts et de la
Culture. C'est à un complet démantèlement de la politique culturelle
menée patiemment depuis 50 ans auquel on assiste. Aujourd'hui, c'est
au tour du patrimoine de subir les assauts d'un pouvoir arrogant et
vindicatif. Le Parti socialiste appelle plus que jamais à la mobilisation
toutes celles et ceux qui, dans notre pays, sont les défenseurs d'une
vie culturelle riche, diverse et indépendante.
Communique de Sylvie Robert - secretaire nationale du PS
28 janvier 2009
Le PS appelle à participer, le 29 janvier, dans toute la France, aux manifestations
Un appel à la mobilisation pour la défense de l’emploi, des salaires, du pouvoir d’achat, de la protection sociale et des services publics face à la crise, a été lancé le 15 décembre dernier par la CGT, la CFDT, FO, la CFTC, la CGC, la FSU, l’UNSA et Solidaires, puis repris dans les branches professionnelles du privé et l’ensemble des services publics.
Dans toute la France, des manifestations interprofessionnelles se tiendront. Le Parti socialiste soutient et appelle à la participation de toutes et tous.
Cette mobilisation dont on reconnaît déjà qu’elle sera d’ampleur est l’expression collective de l’inquiétude des Français face à la crise économique, et celle de leur volonté d’appeler le gouvernement à un changement de cap radical.
SARKOZY et FILLON ne semblent pas prendre la mesure de cette situation et s’entêtent dans une politique douce avec les puissants et dure avec les plus fragiles. Nos concitoyens les plus en difficultés souffrent d’une qualité de vie qui se dégrade et d’un pouvoir d’achat en berne.
Dans la rue, il nous faut aujourd’hui tirer la sonnette d’alarme pour réclamer qu’une politique nouvelle, qui réponde aux inquiétudes des Français, soit mise en place. Gage au Parti socialiste, avec toute la gauche, de donner un débouché politique à cette protestation et de formuler des propositions concrètes. C’est tout le sens du plan anti-crise annoncé la semaine dernière par Martine AUBRY.
Le Parti socialiste appelle donc à participer jeudi 29 janvier dans toute la France aux manifestations, et pour l’Île-de-France à la grande manifestation qui partira de la Place de la Bastille à 14h.
Comme convenu avec les organisations syndicales, dans le respect de l’indépendance de chacun, le Parti socialiste sera présent le long du trajet pour soutenir les manifestants, en organisant un point fixe boulevard des Filles du Calvaire au niveau du Cirque d’hiver. Il appelle tous ses militants à rejoindre les manifestations et, en ce qui concerne l’Île de France, à être massivement présent à ce "point fixe."
Communiqué de Claude BARTOLONE
Secrétaire national aux Relations extérieures
27 janvier 2009
Soutenu par Bayrou, le PS présente sa motion de censure
Le parti socialiste présente ce mardi à l'Assemblée nationale sa motion
de censure contre le gouvernement pour dénoncer l'inaction économique
de ce dernier et les menaces sur les libertés individuelles. Le
président du MoDem François Bayrou devrait voter avec les socialistes.
Le PS défend mardi à l'Assemblée nationale une motion de censure, qui n'a aucune chance d'être votée, pour dénoncer "l'inaction économique" du gouvernement Fillon face à la crise, mais aussi "les menaces sur les libertés individuelles". La motion, la première de l'ère Aubry et la deuxième contre le gouvernement de François Fillon, après celle d'avril 2008, sera discutée à 15 heures dans l'hémicycle. Deux jours avant la journée de grèves à laquelle s'est associé le PS, son chef de file à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault déclinera les grands axes du "contre-plan de relance" socialiste et condamnera "la dérive autoritaire" du président Nicolas Sarkozy qui va selon les socialistes jusqu'à "menacer" les libertés publiques. "Notre combat n'est pas seulement un acte de résistance", plaidera le député-maire de Nantes qui veut mettre "des propositions en débat".
Bayrou: "Dire haut et fort que ça ne va pas"
Après une crise sans précédent la semaine dernière au Palais-Bourbon, qui a vu les députés PS boycotter les débats pour protester contre la réforme du travail parlementaire, l'ambiance promet d'être à nouveau électrique dans l'hémicycle.
Dans un entretien au journal Le Monde daté de mercerdi 28 janvier, le président du Modem François Bayrou annonce son intention de voter la motion de censure du PS."J'ai décidé de voter la motion de censure. Au mois de décembre, j'ai proposé à plusieurs reprises le dépôt d'une censure en raison des atteintes répétées à la séparation des pouvoirs et aux principes nécessaires aux libertés publiques", explique-t-il."Il y a des moments et des situations où il faut dire haut et fort que ça ne va pas", ajoute François Bayrou qui ressent toutefois "des différences avec le texte déposé par le PS". "Mais l'essentiel est qu'un acte solennel montre au pays qu'un signal d'alarme s'allume. Pour que nul ne puisse dire: nous ne savions pas".
La tension devrait se poursuivre après la mise aux voix de la censure, les députés devant immédiatement ensuite voter sur la réforme du travail législatif... avec des bancs socialistes désertés. Les députés PS ont décidé de boycotter ce scrutin pour protester contre une réforme qui encadre le temps de parole et le droit d'amendement, mais vise selon eux à "bâillonner" l'opposition.
26 janvier 2009
Le pouvoir politique redoute un grand mouvement social
Entreprises, éducation, hôpitaux, transports : les mécontentements et les inquiétudes se multiplient L'ensemble des syndicats appellent à une journée d'action, le 29 janvier, qui s'annonce importante
Que faire, face à l'augmentation inéluctable du chômage et à la désespérance qu'elle porte en germe ? Comment éviter que la détérioration du climat social ne se transforme, à l'occasion d'un dérapage ou d'un conflit local dur, en une de ces explosions dont la France a le secret ? Dans un pays qui s'enfonce dans la récession, ces questions taraudent les responsables politiques au plus haut niveau de l'Etat, dans la majorité comme dans l'opposition.
La journée unitaire d'action du jeudi 29 janvier, qui s'annonce très suivie, bénéficie selon deux sondages publiés dimanche 25 (CSA/Le Parisien/Aujourd'hui en France et IFOP/Sud-Ouest) du soutien de près des trois quarts des Français. A quelques jours de son organisation, les débrayages à l'usine Renault de Sandouville à l'annonce de la prolongation du chômage partiel, les mots d'ordre de grève dans les universités, les tensions qui subsistent dans certains lycées, dans l'administration et dans le monde hospitalier ont relancé les craintes d'une possible conjonction des mécontentements. "Je sens une violence en train de naître. Dans les écoles, par exemple, la mobilisation est très forte", relève Philippe Cochet, député UMP du Rhône.
Début janvier, des élus de la majorité avaient alerté Nicolas Sarkozy sur les risques d'"un grand mouvement social" et du décalage avec l'opinion publique sur le plan de relance. "Les gens ont l'impression que l'argent public est distribué aux banquiers et que rien n'est fait pour eux. Ils approuvent ceux qui descendent dans la rue", avaient-ils indiqué.
La récession a beau frapper inégalement territoires et entreprises, les remontées du terrain ne sont guère rassurantes. La baisse de l'intérim, la hausse du chômage partiel, la multiplication des plans de départ volontaire ont certes permis, jusqu'à maintenant, d'"étaler les effets dévastateurs de la crise", analyse Martin Richer, directeur général de la société Secafi (Groupe Alpha), spécialisée dans le conseil auprès des comités d'entreprise. "Mais si la situation dans l'automobile devait préfigurer ce qui se passera dans cinq ou six autres secteurs, la crise prendrait une autre dimension", dit-il.
Dans les régions industrielles, les syndicalistes décrivent l'anxiété de salariés "K.-O. debout". "Fin 2008, 134 entreprises avaient fait une demande de chômage partiel et 15 000 salariés ont dû s'arrêter trois semaines pendant les fêtes. On n'avait jamais vu cela", dit Alain Gatti de l'Union régionale interprofessionnelle CFDT de Lorraine.
Son homologue des Pays de la Loire, Laurent Berger, constate la multiplication des plans sociaux : "En novembre et décembre, les entreprises de la région ont remercié 8 000 intérimaires, mis fin aux contrats à durée déterminée, demandé à leurs salariés de prendre des jours de réduction du temps de travail ou de chômage partiel. Mais, depuis janvier, on tape dans le dur." Et d'égrener la liste des emplois supprimés en une semaine : 120 dans deux entreprises d'ameublement employant au total 300 personnes, 200 emplois sur 1 200 dans un groupe suédois, et plusieurs dizaines de milliers de salariés désoeuvrés pour cause de chômage technique.
La crise se généralise : automobile, transports, navigation de plaisance, chantiers navals, services informatiques, secteur du nettoyage. "La situation, anxiogène, crée du fatalisme et de la colère chez des salariés qui ont le sentiment de payer les erreurs du capitalisme financier", note le syndicaliste.
Dans les entreprises en difficulté, la crainte du chômage tétanise. Dans celles qui se portent mieux, les négociations salariales s'annoncent tendues. "Le mécontentement est plus fort dans les groupes qui ne vont pas trop mal, là où les politiques salariales sont jugées insuffisantes", assure le secrétaire général de la métallurgie CFDT, Dominique Gilliez.
A situation sociale complexe, pronostics nuancés. "Il y a beaucoup de colère rentrée, mais cela ne se traduit pas toujours par de la lutte ", relève Nadine Prigent, secrétaire générale de la CGT santé."La crise amplifie l'incertitude, exacerbe le ras-le-bol", ajoute Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT, qui perçoit chez certains l'envie d'en découdre. Directeur d'études d'Entreprise et personnel, une association de DRH, Jean-Pierre Basilien croit plus à la possibilité de conflits locaux durs, là où l'emploi est détruit, qu'à celle d'un mouvement plus général. "Le gouvernement semble très attentif à désamorcer tous les sujets possibles de tensions avec la jeunesse, qui pourraient conduire à des mobilisations plus larges", analyse-t-il.
La durée et l'ampleur de la récession constituent des inconnues qui vont peser sur le climat social. Raymond Soubie, conseiller de Nicolas Sarkozy pour les questions sociales, ne constate pas, pour l'heure, "de montée de fièvre forte". Mais, ajoute-t-il prudent, la météo sociale est une science inexacte".
Rémi Barroux, Claire Guélaud et Sophie Landrin - © Le Monde
Le discours d'investiture de Barack Obama
Je me tiens aujourd'hui devant vous avec un sentiment d'humilité, devant la tâche qui nous attend, de reconnaissance pour la confiance que vous m'avez manifestée, gardant à l'esprit les sacrifices consentis par nos ancêtres. Je remercie le président Bush pour les services qu'il a rendus à notre nation, ainsi que pour la générosité et la coopération dont il a fait preuve tout au long de cette transition. Quarante-quatre Américains ont, avant moi, prêté serment pour la présidence. Leurs paroles ont été prononcées pendant des vagues de prospérité et alors que nous vivions dans les eaux calmes de la paix. Cependant, en d'autres temps, ce serment a été prêté alors que les nuages s'amoncelaient et que les tempêtes faisaient rage. Dans ces moments-là, l'Amérique a poursuivi son chemin. Pas seulement en raison de la compétence ou de la vision de ceux qui étaient au gouvernement, mais parce que nous, le peuple, nous sommes restés fidèles aux idéaux de nos pairs et respectueux de nos actes fondateurs.
C'est ainsi que cela s'est passé. Et c'est ce qui doit se passer avec cette génération d'Américains.
Nous savons maintenant fort bien que nous sommes en crise. Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine.
Notre économie est fortement affaiblie, conséquence de la rapacité et de l'irresponsabilité dont ont fait preuve certains, à cause également de notre incapacité collective à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère. Des maisons ont été perdues ; des emplois ont été détruits ; des entreprises ont fait faillite. Notre système de santé est trop onéreux ; nos écoles laissent trop de jeunes au bord de la route ; et chaque jour, nous constatons que la façon dont nous consommons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.
Voilà les indicateurs de la crise que l'on peut exprimer en données et statistiques. Ce qui est moins mesurable, mais tout aussi grave, c'est la manière dont nous avons perdu notre confiance en nous-même - une peur lancinante que le déclin de l'Amérique est inévitable et que la génération suivante doit viser moins haut.
Aujourd'hui, je voudrais vous dire que nous sommes confrontés à de véritables défis. Ils sont graves et ils sont nombreux. Nous ne pourrons pas les relever facilement ou rapidement. Mais je veux dire ceci à l'Amérique : ces défis seront relevés.
En ce jour, nous sommes réunis parce que nous avons préféré l'espoir à la crainte, l'union au conflit et à la dissension.
En ce jour, nous sommes venus proclamer la fin des doléances mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes usés qui, pendant beaucoup trop longtemps, ont étouffé notre politique.
Nous restons une nation jeune, mais, selon les paroles des Écritures, le temps est venu de laisser de côté les enfantillages. Le moment est venu de faire preuve à nouveau de ténacité ; de choisir ce qu'il y a de mieux dans notre histoire ; de continuer à faire passer ce don précieux, cette noble idée transmise de génération en génération. La promesse divine selon laquelle nous sommes tous égaux, nous sommes tous libres, et nous avons tous le droit de chercher le bonheur qui nous revient.
En proclamant à nouveau la grandeur de notre nation, nous savons que la grandeur n'est jamais un dû. Elle doit se mériter. Au cours de notre voyage, nous n'avons jamais choisi de raccourcis ou rabattu nos prétentions. Ce chemin n'était pas fait pour les timorés - pour ceux qui préfèrent les loisirs au travail ou ceux qui ne recherchent que les plaisirs de la richesse et de la célébrité. Au contraire, ce sont ceux qui prennent des risques, ceux qui passent à l'action, ceux qui construisent - dont certains ont été célébrés, mais plus souvent des hommes et des femmes qui sont restés obscurs dans leur labeur - qui nous ont portés sur ce long chemin escarpé vers la prospérité et la liberté.
C'est pour nous qu'ils ont emporté les quelques biens qu'ils possédaient sur terre et traversé les océans en quête d'une nouvelle vie.
C'est pour nous qu'ils ont travaillé dur dans des conditions difficiles et se sont installés dans l'ouest du pays ; qu'ils ont supporté les coups de fouet et qu'ils ont péniblement labouré la terre.
C'est pour nous qu'ils ont combattu et qu'ils sont morts à Concord et Gettysburg ; en Normandie et à Khe Sahn.
D'innombrables fois, ces hommes et ces femmes ont lutté, fait des sacrifices et travaillé jusqu'à ce que leurs mains soient à vif, afin que nous puissions avoir une vie meilleure. Ils voyaient l'Amérique comme plus vaste que la somme de nos ambitions individuelles ; allant au-delà des différences de naissance, de richesse ou d'opinion.
C'est ce voyage que nous poursuivons aujourd'hui. Nous sommes toujours la nation la plus prospère, la plus puissante de la Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'avant la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs. Nos biens et nos services ne sont pas moins nécessaires que la semaine dernière, le mois dernier ou l'année dernière. Nos capacités demeurent intactes. Le temps où nous étions passifs, où nous protégions nos intérêts étriqués et où nous remettions à plus tard les décisions difficiles - ce temps-là est certainement révolu. A partir d'aujourd'hui, nous devons nous relever, nous secouer et commencer à refonder l'Amérique.
En effet, où que nous regardions, nous devons nous atteler à la tâche.
L'état de notre économie nécessite des mesures audacieuses et rapides, et nous allons les prendre - pas seulement pour créer de nouveaux endroits, mais pour poser des jalons en vue de faire redémarrer la croissance. Nous allons construire les routes, les ponts et les liens numériques dont notre secteur marchand a besoin et qui nous relient les uns aux autres. Nous allons rendre à la science la place qui lui revient, et nous servir des merveilles de la technologie pour améliorer la qualité de nos soins et abaisser leurs coûts. Nous allons exploiter l'énergie du soleil, du vent et du sol pour faire marcher nos voitures et nos usines.
Et nous allons transformer nos écoles et nos universités pour être à la hauteur des exigences d'une nouvelle ère. Tout cela, nous pouvons le faire. Et tout cela, nous allons le faire.
Eh bien, d'aucuns vont remettre en cause l'ampleur de nos ambitions - vont affirmer que notre système ne peut pas supporter un trop grand nombre de programmes d'envergure. Leur mémoire est courte. En effet, ils ont oublié ce que ce pays a déjà accompli ; ce que des hommes et des femmes libres peuvent réaliser lorsqu'ils utilisent leur imagination pour atteindre un objectif commun, et lorsqu'ils font preuve de courage en cas de nécessité.
Ce que les cyniques ne comprennent pas, c'est que le sol s'est dérobé sous leurs pieds - c'est que les arguments politiques dépassés qui nous ont détruits pendant si longtemps ne sont plus valables. La question que nous posons aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop interventionniste ou pas assez, mais s'il fonctionne - s'il aide les familles à trouver des emplois avec un salaire correct, à bénéficier de soins abordables, d'une retraite décente. A chaque fois que la réponse sera oui, nous irons de l'avant.
A chaque fois que la réponse sera non, nous mettrons fin aux programmes. Et ceux d'entre nous qui gèrent les deniers publics devront rendre des comptes - dépenser de manière judicieuse, changer les mauvaises habitudes et faire notre travail en toute transparence - car c'est la seule façon pour rétablir les liens de confiance cruciaux entre un peuple et son gouvernement.
La question qui se pose à nous n'est pas, non plus, de savoir si le marché est une force qui oeuvre pour le bien ou pour le mal. Sa capacité à produire de la richesse et à propager la liberté est sans égale, mais cette crise nous a rappelé que si nous ne sommes pas vigilants, le marché peut devenir incontrôlé. Une nation ne peut pas prospérer pendant longtemps lorsqu'elle ne favorise que les nantis. Notre réussite économique n'a pas été dépendante uniquement du montant de notre produit intérieur brut, mais également de l'étendue de notre prospérité, de notre capacité à offrir des opportunités à chaque homme ou femme de bonne volonté. Non pas par charité, mais parce que c'est la voie la plus sûre au bien-être commun.
En ce qui concerne notre défense commune, nous refusons de faire le choix erroné entre notre sécurité, d'une part, et nos idéaux, de l'autre.
Nos Pères fondateurs, confrontés à des dangers inimaginables, ont rédigé une charte afin de garantir l'Etat de droit et les droits de l'homme, une charte que le sang des générations suivantes n'a fait que renforcer. Ces idéaux éclairent le monde encore maintenant, et nous n'allons pas y renoncer par commodité. (Applaudissements.) C'est ainsi que je souhaite dire à tous les autres peuples et gouvernements qui nous regardent aujourd'hui, depuis les capitales les plus prestigieuses jusqu'au petit village où mon père est né : sachez que l'Amérique est l'amie de toutes les nations et de tous les hommes, femmes et enfants qui aspirent à la paix et à la dignité, et sachez que nous sommes prêts à être une fois encore ceux qui montrent la voie.
Rappelez-vous que les générations précédentes ont combattu le fascisme et le communisme non seulement avec des missiles et des chars, mais également grâce à la solidité de leurs alliances et la ténacité de leurs convictions. Elles ont compris que notre puissance seule ne peut pas nous protéger, et qu'elle ne nous donne pas le droit d'agir à notre guise. Au contraire, elles savaient que notre puissance augmente lorsqu'elle est utilisée de manière prudente, que notre sécurité émane de la justesse de notre cause, la force de notre exemple et les qualités modératrices que sont l'humilité et la retenue.
Nous sommes les gardiens de cet héritage. Guidés une fois de plus par ces principes, nous pouvons faire face à ces menaces qui exigent davantage d'efforts, davantage de coopération et de compréhension entre les nations. Nous allons prendre nos responsabilités en Irak en laissant ce pays à son peuple. Nous allons établir une paix durement acquise en Afghanistan. Nous allons travailler sans relâche avec nos anciens amis et nos ennemis pour atténuer la menace nucléaire et pour lutter contre ce fléau qu'est le réchauffement de la planète. Nous n'allons pas nous excuser pour notre mode de vie, nous le défendrons sans relâche, et à ceux qui essaient de réaliser leurs objectifs en propageant la terreur et en massacrant les innocents, nous disons : à présent, notre résolution est plus forte et ne peut pas être altérée. Vous ne pourrez pas nous survivre, et nous allons gagner.
Car nous savons que notre patrimoine bigarré est une force, et non une faiblesse. Nous sommes une nation de chrétiens et de musulmans, de juifs, d'hindous et d'athées. Nous sommes façonnés par toutes sortes de langues et de cultures venant de tous les coins du monde. Et parce que nous avons goûté le brouet amer de la guerre civile et de la ségrégation, et parce que, de ce chapitre sombre de notre histoire, nous sommes sortis plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas ne pas croire que les vieilles haines cesseront un jour, que les sentiments d'appartenance disparaîtront, que le monde deviendra plus petit, que notre humanité commune va se révéler et que l'Amérique doit jouer le rôle qui lui revient en inaugurant une nouvelle ère de paix.
Au monde musulman, nous disons que nous cherchons une nouvelle voie, fondée sur les intérêts réciproques et le respect mutuel. Aux dirigeants dans le monde qui cherchent à semer la discorde ou qui font porter à l'Occident la responsabilité des maux de leur société : sachez que votre peuple vous jugera sur ce que vous pouvez construire, et non pas sur ce que vous détruisez. A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie, en faisant taire l'opposition, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'Histoire, mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer le poing. Au peuple des nations pauvres, nous nous engageons à coopérer avec vous pour rendre vos fermes prospères et vous apporter de l'eau potable, pour nourrir les corps de ceux qui ont faim et nourrir les esprits affamés. Et à ceux des pays qui, comme le nôtre, bénéficient d'une relative opulence, nous disons : nous ne pouvons plus nous permettre d'être indifférents aux souffrances hors de nos frontières, nous ne pouvons pas non plus consommer sans réfléchir les ressources du monde. Car le monde a changé, et nous devons changer avec lui.
Alors que nous regardons la route devant nous, nous avons une pensée pleine de reconnaissance et d'humilité pour ces Américains courageux qui, en ce moment même, sont en patrouille dans des déserts lointains et des montagnes éloignées. Nous les entendons nous dire quelque chose aujourd'hui, exactement comme nous entendons les héros morts, enterrés à Arlington, murmurer à travers les siècles. Nous leur rendons hommage pas seulement parce qu'ils sont les gardiens de notre liberté, mais également parce qu'ils incarnent l'esprit de service, une volonté de trouver un sens dans quelque chose qui nous dépasse. Et justement, en ce moment, moment qui va marquer une génération, c'est précisément cet état d'esprit qui doit nous habiter.
En effet, le gouvernement peut et doit agir, mais, en fin de compte, c'est la foi et la détermination du peuple américain dont la nation dépend. C'est la gentillesse de ceux qui accueillent un étranger lorsque les digues se sont rompues, c'est l'altruisme des travailleurs qui préfèrent réduire leurs heures de travail plutôt que de voir un ami perdre son emploi qui nous aident à traverser les heures les plus sombres. C'est le courage manifesté par un pompier qui se lance à l'assaut d'un escalier rempli de fumée, et également la capacité d'un parent à s'occuper d'un enfant qui décident de notre destin en fin de compte.
Nos défis sont peut-être nouveaux. Les instruments utilisés pour les relever sont peut-être nouveaux. Mais les valeurs dont dépend notre réussite - travail acharné et honnêteté, courage et fair-play, tolérance et curiosité, loyauté et patriotisme -, ces valeurs sont anciennes. Elles sont vraies. Elles ont constitué la force tranquille du progrès tout au long de notre histoire. Il est donc nécessaire de revenir à ces vérités. Ce que nous devons faire à présent, c'est entrer dans une nouvelle ère de responsabilité - c'est de reconnaître, et chaque Américain doit le faire, que nous avons des devoirs envers nous-mêmes, envers notre nation et envers le monde. Des devoirs que nous n'acceptons pas à contrecœur, mais que nous sommes contents d'assumer, sachant pertinemment que rien n'est aussi satisfaisant pour l'esprit, aussi marquant pour notre caractère, que de nous consacrer tous à une tâche difficile.
C'est là le prix et la promesse de la citoyenneté.
C'est là la source de notre confiance, le fait de savoir que Dieu nous appelle pour façonner un destin incertain.
C'est le sens de notre liberté et de notre croyance - la raison pour laquelle des hommes, des femmes et des enfants de toutes races et de toutes croyances peuvent se rassembler dans une célébration sur cette magnifique esplanade du Mall, et pourquoi un homme dont le père, il y a moins de soixante ans, risquait de ne pas être servi ici dans un restaurant peut maintenant se trouver devant vous pour prêter le serment suprême.
C'est pourquoi ce jour doit nous rappeler qui nous sommes et le chemin que nous avons parcouru. L'année de la naissance de l'Amérique, pendant les mois les plus froids, un petit groupe de patriotes se blottissait autour de feux de camp presque éteints sur les rives d'une rivière glacée. La capitale était abandonnée. L'ennemi avançait. La neige était tachée de sang. Au moment où l'issue de notre révolution était la plus incertaine, le Père de notre nation a demandé que ces mots fussent lus devant le peuple : "Que l'on proclame au monde futur... qu'au cœur de l'hiver, alors que rien d'autre ne pouvait survivre que l'espoir et la vertu... que la ville et le pays, alertés par un danger commun, se sont avancés pour y faire face." Je lance un appel à l'Amérique. Confrontés à des dangers communs, pendant cet hiver d'épreuves, rappelons-nous ces paroles intemporelles.
Avec espoir et vertu, bravons une fois de plus les courants glacials et endurons les tempêtes à venir. Que les enfants de nos enfants proclament que, lorsque nous avons été mis à l'épreuve, nous avons refusé de mettre fin à ce voyage, nous ne nous sommes pas détournés et nous n'avons pas faibli. Et que, les yeux fixés sur l'horizon, et avec la grâce que Dieu nous accorde, nous avons transmis ce don merveilleux qu'est la liberté pour le remettre intact aux générations futures.
Merci. Que Dieu vous bénisse et bénisse les Etats-Unis d'Amérique.
Harlem Désir : "Le Parti socialiste veut offrir un débouché politique au mécontentement social"
Pourquoi le PS dépose-t-il une motion de censure, au moment où le gouvernement appelle à l'unité nationale ?
Dans la plupart des autres pays, les gouvernements ont, face à la crise, engagé un grand débat avec les élus et les partenaires sociaux pour déterminer la façon de partager les efforts et faire jouer les amortisseurs sociaux, Nous avons demandé qu'on annule les cadeaux fiscaux aux ménages les plus favorisés. Le gouvernement a fait la sourde oreille. Nous avons réclamé qu'en contrepartie de l'argent public donné aux banques un contrôleur de l'Etat puisse siéger dans leurs conseils d'administration pour faire cesser la distribution de bonus et de dividendes. Nous n'avons pas été entendus.
Au Parlement, on restreint le temps de parole des parlementaires. Nous déposons une motion de censure, à la fois pour dire le caractère inacceptable de la politique économique et sociale de M. Sarkozy et pour alerter sur les remises en cause qui menacent tous les contre-pouvoirs : justice, médias, Parlement.
Que ferez-vous le 29 janvier ?
Nous serons dans la rue, au côté des salariés, avec les huit grandes centrales syndicales : le 29 janvier, nous dirons qu'il n'est pas possible que le pouvoir continue aveuglément sa politique. Le PS veut offrir un débouché politique au mécontentement social, sinon nous risquons l'explosion.
L'UMP vient de désigner ses têtes de liste pour les élections européennes de juin. Où en est le PS ?
Nous avons adopté un manifeste avec les autres partis sociaux-démocrates européens. Pour la première fois, nous allons nous présenter avec un programme commun dans 27 pays, pour changer les politiques de l'Union européenne.
Est-ce vous qui conduirez la liste socialiste en Ile-de-France ?
Si les militants le souhaitent, je suis prêt à le faire, dans un esprit collectif, J'avais déjà mené la liste en Ile-de-France en 2004. Nous étions arrivés en tête, nous avions remporté 5 sièges, nous avions contribué à ce que la délégation des socialistes français au Parlement européen soit la première du groupe socialiste européen.
Vous aurez face à vous le tandem Barnier-Dati. Comment l'appréhendez-vous ?
A l'UMP, les listes pour les élections européennes servent à recaser les gens qu'on ne veut plus voir ailleurs, en particulier au gouvernement. Comme Rama Yade n'a pas voulu être candidate en Ile-de-France, on y a installé Mme Dati, qui est rejetée par les magistrats et les professions judiciaires. Mais comme elle n'est pas très populaire, on a fait venir M. Barnier. C'est un peu déplorable. La moitié des lois votées par l'Assemblée nationale sont des transpositions de législations qui ont été adoptées au Parlement européen. Donc, il faut prendre au sérieux la constitution des listes, il faut s'y faire élire avec la volonté d'y siéger.
Le PS avait réalisé près de 29% des voix en 2004. Qu'espérez-vous cette fois-ci ?
Je ne veux pas annoncer de chiffres, mais il faut bien prendre conscience de l'enjeu. Les nouvelles dispositions du traité européen vont entrer en vigueur : le président de la Commission européenne, celui qui propose les politiques de l'Union, sera désormais issu de la majorité qui se dégagera aux élections européennes. Deux voies sont possibles : soit continuer avec l'Europe de M. Barroso, ce que souhaite Michel Barnier, soit changer d'orientation en installant un nouveau président. Nous souhaitons que ce soit le président du Parti socialiste européen, Poul Nyrup Rasmussen. Cet ancien syndicaliste, ancien premier ministre du Danemark, a inventé la sécurité sociale professionnelle, le droit à la formation tout au long de la vie. Il propose aujourd'hui un plan de relance à travers toute l'Europe, ce qu'a échoué à faire M. Barroso.
Martine Aubry va-t-elle s'impliquer ?
Elle sera le leader de la campagne, comme l'ont été les premiers secrétaires du PS dans les campagnes précédentes.
Invité : Harlem Désir, député européen PS.
BD Japonaise - Message envoyé par Gérard
La BD au Japon, n'est pas seulement un divertissement, mais peut dans un certain nombre de cas, être conçue comme un vecteur pédagogique, tantôt dans le domaine de la santé, tantôt dans celui du sport, de la gastronomie etc. Remarquons par exemple, l'existence de titres mettant en scène la sommellerie, thème chéri de ces dernières années qui ont vu l'émergence du marche du vin et de tous ceux qui vivent de ce domaine... et ils sont désormais nombreux, a tort ou a raison.
Ceux qui résident au Japon ont ainsi connu entre autre, la série dont fut tirée le feuilleton télévisé sobrement intitule SOMMELIER, le rôle principal étant tenu par l'un des membres des SMAP, Inagaki Goro. Malgré son immense succès, la série en question ne connut pas de suite, bien qu'ayant été annoncée... Question de droits, probablement.
Depuis lors a émerge une autre suite d'aventures œnologiques sous l'énigmatique titre de Kami no Shizuku c'est a dire Les gouttes de Dieu.
http://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss_b?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=les+gouttes+de+dieu
Forum sur le Japon : http://japon-ichi.conceptbb.com/coin-lecture-f9/bd-japonaise-t241.htm
Réforme des collectivités territoriales
Le PS contre une fusion départements-région
Le
PS, s'élevant contre une réforme des collectivités locales qui
servirait de "prétexte à des manœuvres électorales", a réclamé, le 23
janvier, le maintien des élections régionales en 2010 et rejeté une
fusion des régions et des départements. Le secrétariat national du
parti a adopté une note sur le sujet, élaborée par la secrétaire
nationale Elisabeth Guigou, avant l'audition le 28 janvier de Martine
Aubry par le comité Balladur chargé d'une mission sur la simplification
de l'organisation territoriale.
Un premier texte d'Elisabeth Guigou avait suscité de vives critiques chez les sénateurs PS,
notamment ceux proches de Ségolène Royal, critiques dont l'ancienne
garde des Sceaux a tenu compte. "Nous n'acceptons pas que la réforme de
l'organisation territoriale soit le prétexte de manœuvres électorales"
pour empêcher la réédition des victoires de la gauche aux régionales,
municipales et cantonales, prévient le PS.
Il revendique le respect des "dates des élections locales" et notamment "que les élections régionales aient lieu comme prévu en 2010". Regrettant que le Parlement ne soit pas le "lieu de débat" sur cette réforme, le PS demande qu'"aucune décision" ne soit prise "avant que le comité Balladur n'ait rendu son rapport".
Le Parti socialiste rejette "l'idée d'une fusion entre régions et départements", qui "est destinée à abolir les élections régionales et à tenter d'imposer un scrutin qui favorise la droite, comme au Sénat". Il avertit aussi qu'il "ne laissera pas le gouvernement disqualifier les collectivités en les accusant d'augmenter les impôts et les dettes", alors que depuis 2007, elles ont vu "leurs dotations croître moins vite que l'inflation".
Parfaire la décentralisation
Le parti avance ses propositions notamment pour "parfaire la décentralisation" et "achever l'intercommunalité". Il estime qu'une "date butoir" doit être fixée pour "l'achèvement de regroupement des communes". Il suggère aussi que soient clarifiées "les responsabilités des collectivités territoriales", la "suppression des doublons entre les services de l'État, des régions et des départements en permettant un redéploiement des fonctionnaires". Pour ce qui est des "compétences partagées" (10 à 20% seulement) entre régions et départements, il propose qu'un "chef de file" soit désigné.
Pour le PS, "les
regroupements de régions ou de départements doivent pouvoir être
envisagés s'ils sont souhaités localement mais non dictés, par l'État".
"Là encore, les manœuvres politiciennes de l'UMP de fusion ou de
démantèlement doivent être dénoncées". Quant à l'île-de-France, elle
"ne doit "pas faire l'objet d'un traitement dérogatoire, source
d'arbitraire", estime-t-il. L'État, lui, doit être "stratège," remplir
ses missions régaliennes (justice, police, etc), encadrer les priorités
(éducation, recherche), garantir la solidarité (hôpitaux, logement
social).
Le Parti socialiste veut que les collectivités soient "associées" au prochain plan de relance et réclame le droit de vote des étrangers aux élections locales.
Le PS présente un contre-plan pour la filière automobile
Le Parti socialiste a présenté lundi un contre-plan d'environ 5 milliards d'euros pour soutenir la filière automobile.
"Il y a aujourd'hui un SOS filière automobile en danger et abandonnée par le gouvernement. Nous répondons à cette urgence", a expliqué Guillaume Bachelay, secrétaire national à la politique industrielle du PS et maire-adjoint de Cléon (Seine-Maritime), où est implantée une usine Renault.
Alors que François Fillon a promis la semaine dernière un effort "massif" de l'ordre de "cinq ou six milliards d'euros" pour ce secteur, le responsable socialiste a reproché au gouvernement de donner des aides uniquement aux grands groupes et sans contrepartie. "Aujourd'hui, rien n'est fait pour les sous-traitants, les consommateurs", a estimé M. Bachelay. "Ce n'est pas avec une prime de 1.000 € qu'on peut s'acheter une voiture qui coûte 15 fois plus cher".
Guillaume Bachelay a présenté une série de mesures d'urgence, déclinaison pour l'automobile du contre-plan de relance dévoilé mercredi dernier par Martine Aubry. Il préconise d'abord de prolonger de 800 heures le chômage partiel des salariés du secteur sur les 18 prochains mois, avec une indemnisation portée à 80% du salaire.
Le PS propose des prêts à taux bonifiés et des garanties de paiement pour les entreprises. Des "engagements forts" en matière d'emploi et de politique salariale seraient exigés des grands groupes en contrepartie de ces aides, pour faire en sorte que l'argent soit utilisé pour l'investissement et ne conduise pas à augmenter la rémunération des actionnaires.
A plus long terme, le PS suggère la création d'un pôle public d'investissement industriel et la constitution de "fonds régionaux d'investissement et de réindustrialisation" dotés de 7 milliards d'euros, dont 500 millions pour la filière automobile.





