Marie-Pierre RAMOS

L'actualité politique, culturelle, sportive, environnementale, associative, du Blanc-Mesnil et d'ailleurs

17 décembre 2008

Communiqué de Sylvie ROBERT - Secrétaire du PS à la Culture

Le Parti Socialiste s’est toujours engagé aux côtés des professionnels du spectacle vivant et de l’audiovisuel dans leur combat pour la sauvegarde d’un régime d’indemnisation du chômage qui concernent à la fois les artistes, les techniciens et les administratifs de ce secteur. Les derniers protocoles de 2003 et 2006 ont modifié les droits d’indemnisation et ont fragilisé bon nombre d’entre eux. 

Le Parti socialiste renouvelle son soutien pour le maintien de ce régime spécifique aux professions du spectacle vivant et de l’audiovisuel qui est indispensable à ce secteur. Les menaces actuelles du MEDEF quant à la suppression de l’annexe 8 pour les techniciens et la transformation de l’annexe 10 en caisse professionnelle nous inquiète profondément. 

Par ailleurs, le Parti socialiste rappelle que c’est par l’engagement dans des politiques culturelles ambitieuses que la création artistique et l’activité culturelle, qui ne peuvent être uniquement soumises à la seule loi du marché, trouveront l’espace de liberté nécessaire à la défense et à la pérennité de notre diversité culturelle.

Avec la défense du régime de l’intermittence, le Parti Socialiste poursuit son combat :

  • pour la défense du droit   du travail de tous les salariés et citoyens fragilisés par le système   ultra-libéral,
  • pour une politique culturelle   exigeante se traduisant par la réalisation de projets de qualité,   accessibles à tous, à même de favoriser la permanence artistique

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15 décembre 2008

Communiqué PS sur les RASED

Le Parti socialiste assure à la communauté éducative de son soutien sans faille contre la politique de Xavier Darcos.

Le Parti socialiste salue la réussite de la mobilisation des enseignants, personnels, parents, lycéens et étudiants qui se sont massivement exprimés contre la politique de Xavier DARCOS. Le Parti socialiste assure la communauté éducative de son soutien sans faille, aujourd’hui et dans les mois qui viennent. Cette mobilisation, qui grandit à l’image de la colère de la communauté éducative, traduit une nouvelle fois la profonde inquiétude de la jeunesse de notre pays et de l’ensemble des personnels de l’Education nationale. Cette inquiétude est largement justifiée : la suppression de 8 700 postes en 2007, 11 200 cette année et les 13 500 suppressions de postes prévues pour la prochaine rentrée – plus de 60 000 postes en 6 ans ! - ne font que contribuer à aggraver plus encore les conditions d’enseignement.

Le ministre DARCOS prétend lutter contre l’échec scolaire : comment peut-il tenir ce discours alors que toutes les actions qu’il conduit vont à contresens et mènent au démantèlement du service public d’Éducation. Car à ces multiples suppressions de postes s’ajoute une longue liste de mesures redoutables lorsqu’on les ajoute les unes aux autres : appauvrissement des programmes de l’école primaire, bouleversements non concertés des rythmes scolaires, attaques contre la maternelle, disparition des RASED d’ici 3 ans, asphyxie des Associations Éducatives Complémentaires de l’Enseignement Public, service minimum d’accueil, menaces portées sur l’avenir des IUFM, projet de création des EPEP (établissements public d’enseignement primaire) afin de placer les écoles maternelles et élémentaires sous la tutelle des collectivités territoriales, mise en place dès janvier d’une agence nationale du remplacement qui embauchera des personnels précaires, suppression progressive de la carte scolaire, réforme précipitée et bâclée du lycée et de la voie professionnelle…

Le Parti socialiste exige le droit à la réussite pour tous. Il demande instamment au gouvernement, et notamment à Xavier DARCOS, de renoncer à cette mise à cette déstabilisation du service public d’Education et, bien au contraire, d’ouvrir immédiatement des discussions sur son devenir.

Communiqué de Bruno JULLIARD, secrétaire national à l'Education

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11 décembre 2008

Les murs verts de Patrick Blanc

Le fameux mur végétalisé du musée du Quai-Branly, à Paris, est son oeuvre. Ce chercheur au CNRS a réalisé plus de 200 jardins verticaux dans le monde.

Pour Patrick Blanc, "Mur" prend désormais une majuscule. Son concept très original de murs végétalisés dont il a déposé le brevet en 1988 a lancé la mode des jardins verticaux. Aujourd'hui, il court le monde pour répondre à des demandes toujours plus spectaculaires d'architectes et d'urbanistes qui ne peuvent plus se passer de ce botaniste artiste qui redessine la nature pour citadins coupés de leurs racines. A lui de végétaliser murs aveugles, piles de ponts, centres commerciaux sans âme et parkings sans vie. Depuis son premier mur en 1986 à la Cité des sciences, à Paris, Patrick Blanc a créé près de 200 jardins verticaux et une cinquantaine de projets l'attendent. Un de ses prochains défis est une "série d'arches végétales de 150 mètres de longueur enjambant des avenues de Dubai à 200 mètres de hauteur".

   

"Je n'ai jamais aimé la campagne, jamais aimé les jardins, à l'exception des jardins botaniques. Je n'ai toujours aimé que les grandes villes et les milieux naturels les moins perturbés possible     [...].     Je n'ai jamais vécu qu'en ville et, depuis trente-cinq ans, je parcours les forêts primaires du monde", écrit-il. Cela pourrait paraître paradoxal, mais c'est justement sa fabuleuse connaissance des plantes qui lui permet de tapisser de vert des murs urbains, du Blanc-Mesnil à São Paulo.  

Mèches de cheveux verts, tuniques à motifs de feuillages et pantalons-chaussures-chaussettes, tantôt mousse, tantôt anis. Cette panoplie chlorophylle, adoptée dès ses premières expéditions en forêt tropicale, lui sert de passeport entre Singapour et Athènes, Gênes et New York. Pied de nez aussi d'un adulte de 55 ans qui s'amuse comme l'enfant qu'il était découvrant l'aquarium du médecin de famille à Suresnes. Surpris par les poissons multicolores et les plantes aquatiques étranges, autant que par les glouglous du filtre. Le jeune Patrick apprendra vite que pompes et plantes régénèrent l'eau et maintiennent vivant l'écosystème de ce micro-univers. Son propre aquarium devient bientôt un laboratoire où prennent racines des boutures du philodendron maternel. Puis viendront divers stratagèmes d'alimentation en eau des lianes qui escaladent les murs de l'appartement familial.

Exposé tel un artiste  

En 1972, l'année de son deug en sciences naturelles à Jussieu, il s'envole le temps d'un été parcourir les sous-bois de Thaïlande et de Malaisie, milieu d'origine de ses plantes d'appartement. Il découvre alors "des fougères dégoulinant le long des troncs d'arbre, des pans de végétation disparaissant derrière des rideaux d'eau, des rochers recouverts de petites plantes délicates et la capacité des plantes à coloniser tous les supports disponibles, en pleine lumière ou dans l'ombre profonde et dans les sites les plus inaccessibles". Il comprend aussi que les plantes peuvent s'installer à toute hauteur et pas simplement à partir du bas pour s'élever en grimpant. Il n'aura alors de cesse d'essayer de reproduire cette végétation qui le fascine et il consacre ses recherches aux plantes dites de « basses énergies », qui bénéficient d'à peine 1% de lumière à travers la canopée (1) et poussent dix à vingt fois moins vite que les autres. A celles qui peuplent les sources chaudes de Java, aux algues qui prolifèrent dans les cascades au Venezuela ou encore à cette petite fougère de Sumatra qui survit dans les courants violents. Bref, à ces modestes qui font preuve d'ingéniosité pour résister aux conditions extrêmes.

"J'utilise beaucoup d'espèces, jusqu'à 400 pour le musée du CaixaForum de Madrid." Ses murs ne sont pas tapissés de plantes rares, au contraire. "Je n'utilise que des espèces qui poussent dans la nature, sur pentes, troncs, branches, sous-bois." Comme ces belles indigènes communes que sont les buddleias, les figuiers ou les hortensias, au port mis en valeur par la verticalité. Place aussi aux heuchères, vivaces aux hybrides si lumineux à l'ombre, aux armoises argentées, aux coulées d'helxine, sorte de mousse tapissante au vert acide. Comme d'autres étudient des tableaux de maître à la loupe, un confrère botaniste avoue observer les murs de Patrick Blanc aux jumelles pour y déceler les inconnues que le maître glisse parfois au milieu de ses œuvres. "J'essaie de jouer sur les contrastes, les camaïeus, les textures, la brillance." Il ne laisse aucun vide-le meilleur moyen d'empêcher la prolifération des mauvaises herbes-et choisit des plantes qui fusionnent sans se gêner. "J'élabore souvent mes "séquences végétales" le long de lignes obliques, comme lorsque les plantes colonisent des failles", dit-il.Si chaque tapisserie est unique, toutes comportent sa touche fétiche, l'Iris japonica, dont Patrick Blanc affectionne l'élégance des feuilles lustrées et effilées qui captent si bien la lumière. "Je tiens compte du développement de chacune, car le mur doit être beau trois mois, trois ans, trente ans après." Comme les murs de sa maison de Créteil où il s'est installé il y a dix-sept ans et où les plantes ont pris la place du mobilier. C'est dans cette maison-laboratoire où volettent des diamants mandarins qu'il expérimente ses trouvailles rapportées du Japon ou du Chili. Comme dans l'aquarium de son enfance.  

Premier botaniste dont les travaux ont intéressé les architectes, Patrick Blanc est aujourd'hui exposé comme un artiste. Depuis 1996, Jean Nouvel l'a associé à plusieurs réalisations, dont la fondation Cartier, à Paris, ou l'habillage des 700 mètres carrés du bâtiment administratif du musée du Quai-Branly. Aujourd'hui, ils travaillent ensemble à la végétalisation de trois murs de 120 mètres de hauteur à Sydney. Autre inconditionnelle et grande amie, l'architecte d'intérieur Andrée Putman, tombée sous le charme de l'antre tropicalisé de Créteil et qui appela Patrick Blanc à la rescousse un beau jour de 2001 ; chargée de l'aménagement de l'hôtel Pershing Hall, à Paris, elle ne savait que faire des 30 mètres de mur aveugle sur lequel donnaient les chambres. Patrick Blanc fit de la cour ingrate un havre de verdure.

"Alors que plus de la moitié de l'humanité vit dans les villes, il faut montrer que la nature peut s'exprimer dans notre environnement urbain, cette perception d'une nature libre et exubérante sensibilisera tous les habitants des villes à la nécessité de protéger ce qui reste des milieux naturels dans le monde." "J'aime réintégrer la nature là où personne ne s'y attend, pour la réconcilier avec l'homme", ajoute-t-il. Et comme l'horizontal est déjà occupé en ville, reste le vertical. Pour répondre à l'engouement pour ses murs, divers systèmes industriels de pots empilés ou de panneaux précultivés ont vu le jour.  

Le botaniste travaille aussi à un projet plus personnel : son déménagement. En février prochain, il s'installera à Ivry dans une maison où hommes, bêtes et plantes prendront leurs aises et, à l'en croire, riche en innovations techniques. On saura juste que dans son bureau-déjà baptisé "Christianum"- il marchera sur l'eau et les plantes...

1. Etage supérieur de la forêt en contact direct avec l'atmosphère.

Repères         

-Naissance le 3 juin 1953 à Issy-les-Moulineaux.Découverte, à l'été 1972, des sous-bois d'Asie du Sud-Est. Chercheur en botanique tropicale au CNRS depuis 1982. Dépôt du brevet de mur végétal en 1988. Docteur d'Etat ès sciences (1989). Mur du musée des Arts premiers (2006).

 

Rue d'Alsace, à Paris

Entre la gare de l'Est et la gare du Nord, Patrick Blanc vient de réaliser le plus grand mur végétalisé du monde : 1 500 m², deux fois plus grand que celui du musée du Quai-Branly. Très intéressant pour son "effet canyon", selon lui, il l'a tapissé de 40 000 plantes d'une centaine d'espèces différentes. Cette longue paroi est un élément spectaculaire de la réhabilitation d'anciens locaux de la SNCF en bureaux, logements sociaux et logements haut de gamme, par le promoteur Atemi, et baptisé "11-21 Alsace".

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Ces centristes qui font tanguer Aubry

Paris, elle ne veut pas entendre parler du MoDem. A Lille, c'est la lune de miel. Retour sur image

Martine Aubry sait surprendre. Samedi dernier, la nouvelle première secrétaire du PS reçoit pour la deuxième fois Ségolène Royal et ses principaux lieutenants. La ligne politique, voilà ce qui importe, explique-t-elle en substance à ses visiteurs, avant d annoncer l'élaboration d un texte d'orientation qui condamnera toute alliance du PS avec le MoDem. A ce moment, Vincent Peillon ne peut pas s'empêcher de lâcher : "Alors il va falloir dénoncer tous les accords locaux avec le MoDem ? Et toi, que vas-tu faire à Lille ?"
A l'occasion du récent congrès du PS, Martine Aubry a réussi un exploit digne des meilleurs dialecticiens : apparaître à Paris comme la championne de l'ancrage à gauche, alors qu'elle gouverne avec le centre et... une partie de la droite à Lille et dans la communauté urbaine. Dans l'exercice de la main tendue au MoDem, Martine Aubry a été plus loin, localement, que Ségolène Royal, nationalement. Entre les deux tours de la présidentielle, la candidate socialiste a improvisé un rapprochement avec un François Bayrou qu'elle classait jusque-là obstinément à droite. A Lille, Martine Aubry a mûri son alliance avec le MoDem : "On a commencé à en discuter quelques mois auparavant", reconnaît Olivier Henno, patron de la fédération MoDem du Nord. "Il n'est pas anormal que des gens qui partagent des valeurs humanistes puissent se retrouver, je suis ouverte", déclarait Aubry au "Nouvel Observateur" avant l'élection.

Le soir du premier tour, un allié "naturel" du PS lillois, Eric Quiquet, le leader local des Verts, conteste l'utilité de cette alliance au centre : la gauche est largement majoritaire dans la ville. Aubry lui rétorque que cette alliance est nécessaire au niveau de la communauté urbaine. Pour la maire sortante de Lille, le vrai challenge est le gain de la présidence de cette communauté, jusque-là détenue par Pierre Mauroy. Pour lui succéder, Aubry a peaufiné son dispositif : un accord avec le MoDem mais aussi avec un collectif d'élus sans étiquette regroupés sous la bannière "Lille Métropole". Ce collectif compte aujourd'hui deux premiers vice-présidents, dont Henri Ségard, par ailleurs membre du groupe UMP au conseil régional du Nord- Pas-de-Calais.
Tout au long de la campagne interne du PS, Bertrand Delanoë a expliqué à voix basse que la dérive des socialistes du Nord était beaucoup plus grave : à l'entendre, il y aurait eu un accord de désistement réciproque aux élections cantonales de 2008 entre le PS et le MoDem. En l'occurrence, le maire de Paris forçait le trait. Arrivé en tête dans le canton de Lille-Ouest, le candidat centriste a eu la bonne surprise de voir la candidate socialiste se retirer. "Je n'avais rien demandé", jure aujourd'hui Olivier Henno qui a su à l'époque renvoyer l'ascenseur : le MoDem a appelé à voter socialiste dans les autres cantons.
Martine Aubry justifie ces bonnes manières par le fait que le MoDem du Nord est très antisarkozyste. Ce qui est exact. Elle ajoute qu'elle a commencé par rassembler la gauche : exact à nouveau, mais Ségolène Royal prône-t-elle autre chose ? Tant Jacques Richir, adjoint MoDem à la mairie, qu'Olivier Henno, premier vice-président MoDem à la communauté urbaine, vantent le sens du travail en équipe et la capacité à trancher de la maire de Lille. Dans ces conditions, ses philippiques parisiennes contre le MoDem apparaissent singulières : vérité au-delà de la Deûle (la rivière lilloise), erreur en deçà ?

Hervé Algalarrondo - Le Nouvel Obs

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08 décembre 2008

Edito : Les deux roses

rose_petalesLe Parti socialiste souffrait, depuis des années, d'un triple manque : de leader capable de s'imposer en candidat incontesté lors de l'élection présidentielle ; d'idées susceptibles de convaincre les Français que les socialistes proposent une alternative convaincante à la droite ; d'alliances indispensables pour l'emporter dans les scrutins nationaux majeurs.

Au terme de six mois de bataille intense - avant, pendant et après le congrès de Reims -, les socialistes ont-ils trouvé le remède à leurs maux ? Pour l'heure, il est permis d'en douter. Certes, ils ont fini par accoucher d'une direction qui témoigne d'un réel renouvellement. Qui aurait pronostiqué, au début de l'été, que Martine Aubry en serait la première secrétaire, Benoît Hamon le porte-parole, que près des deux tiers de ses membres seraient des nouveaux venus rue de Solférino, dont une bonne proportion de jeunes de moins de 40 ans ?

Mais cette équipe hétéroclite va devoir gérer la minorité, pour ne pas dire l'opposition, puissante et revancharde des partisans de Ségolène Royal. La "guerre des deux roses" n'est pas une nouveauté : les affrontements passés entre François Mitterrand et Michel Rocard, puis entre Lionel Jospin et Laurent Fabius n'étaient pas moins rugueux. Ils avaient fini, à chaque fois, par trouver un vainqueur incontesté. Nous n'en sommes pas là, à l'évidence.

Quant aux idées et aux alliances, le moins qu'on puisse dire est qu'elles ne traduisent pas - encore ? - une rénovation en profondeur que bon nombre de socialistes jugent pourtant indispensable. Le "socialisme de gouvernement clairement ancré à gauche", selon la définition de Mme Aubry, comme la gauche plurielle "rose, rouge et verte" qu'elle appelle de ses voeux fleurent bon les années 1990.

Deux tests décisifs attendent Martine Aubry : d'une part, les élections européennes de juin 2009, où elle devra trouver une synthèse improbable entre pro- et anti-européens de sa majorité ; d'autre part, les élections régionales du printemps 2010, où se reposera concrètement la question des alliances, y compris avec le Modem de François Bayrou. D'ici là, gageons que la guerre des roses continuera de faire rage. Pour le pire, ou le meilleur.

Article paru dans l'édition du 09.12.08.du Monde

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Une "purge" au PCF ? - Lu dans l'Humanité

Congrès . Lors d’une conférence de presse hier, des opposants à la ligne de Marie-George Buffet se sont dits "virés des directions".

Une dizaine de dirigeants du PCF, se présentant comme "communistes unitaires" ou "défenseurs de la mutation" (1), ont tenu hier "une conférence de presse des virés". Ils voulaient alerter sur des "purges" qu’aurait décidées la direction. Pour étayer leur propos, ils font état d’une "liste de 162 noms déjà décidée par la direction nationale" qui composerait la future direction du PCF. Cette liste aurait été dictée à la "commission des candidatures" et, selon Pierre Zarka, qui n’a pu la fournir, "aucun de celles et ceux qui prônent d’ouvrir une réflexion pour la création d’une nouvelle formation politique "n’y figurerait. Ils produisent deux documents qu’ils ont rédigés, l’un évoquant une même liste en Seine-Saint-Denis, l’autre rendant compte de la conférence fédérale de la Corrèze qui n’a pas proposé la candidature de Dominique Grador pour le conseil national. Jacques Perreux, conseiller général du Val-de-Marne, qui avait été le directeur de campagne de José Bové pour la présidentielle 2007, explique lui aussi comment la conférence de Vitry n’a pas retenu sa candidature pour le conseil départemental.

"Au fur et à mesure que des communistes s’interrogent sur la manière de s’organiser collectivement à l’avenir, la direction se durcit et se rétrécit », explique Pierre Zarka. Difficile de dire ce que les « communistes unitaires", qui n’ont pas souhaité que leur texte d’orientation au congrès soit soumis au vote des communistes, représentent dans le parti.

"On m’a écarté de la direction sous prétexte que, le 13 décembre, je participerais à la création d’un nouveau parti", explique de son côté Dominique Grador. Bien qu’annoncée sur l’invitation publique, Dominique Grador dément sa participation à cette soirée, intitulée "vers la création d’une nouvelle force politique de l’autre gauche "et prévue à la date et sur le lieu même du congrès du PCF.

Du côté de la direction du PCF, on dément toute idée de "purge". "La liste dont il est question représente un premier travail conjoint des fédérations et de la commission de transparence des candidatures, explique Michel Laurent, qui y siège. Elle n’est qu’un travail d’étape. Une nouvelle réunion est prévue le 10 décembre et la commission se réunira deux fois durant le congrès. C’est seulement là que sera établie la liste définitive soumise au vote des délégués.." La décision de passer de 250 à environ 150 le nombre des membres du CN implique, si un certain renouvellement est assuré, que plus de la moitié des dirigeants actuels ne figurent plus dans la nouvelle direction. Michel Laurent dément catégoriquement que ces départs se fassent sur le critère des sensibilités, et affirme que des communistes qui prônent la création d’une nouvelle force politique figurent sur la liste proposée.

(1) Étaient notamment présents : Pierre Zarka, Dominique Grador, Pierre Mathieu, Gilles Alfonsi, Roger Martelli, Jacques Perreux, Mustapha Gueye, David Proult, Fernanda Marucchelli, Malika Zediri…

Olivier Mayer

Les bonnes vieilles méthodes sont de retour, mais cela ne me surprend guère. Au Blanc-Mesnil, "fief" de Marie-George, elles ont toujours cours.

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07 décembre 2008

Texte d'orientation du PS 2008-2011

parti_socialiste_rose_logoCe week-end s'est réuni la nouvelle direction du Parti Socialiste avec Martine Aubry à sa tête. Un texte d'orientation a été adopté, il fixe la feuille de route des socialistes pour les 3 ans à venir, jusqu'au prochain congrès.

Téléchargez le texte : Texte_d_orientation_politique

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06 décembre 2008

Une feuille de route pour "faire renaître le Parti socialiste"

Intitulée "texte d'orientations politiques 2008-2011", la feuille de route soumise au conseil national, le Parlement du parti, est le résultat d'un compromis entre les motions Aubry, Delanoë et Hamon. Les trois chefs de file de ces motions sont les seuls signataires de ce document qui prône "l'exigence d'un socialisme de gouvernement clairement ancré à gauche" et un "indispensable renouvellement, dans toutes ses dimensions" du Parti socialiste.

"Un nouveau modèle de développement économique, social, écologique". "La puissance publique, sous toutes ses formes, doit être réarmée pour tenir le rôle fondamental qui est le sien", affirme le texte. Il préconise "une politique active du smic avec des hausses régulières et significatives, en recherchant de nouveaux mécanismes d'indexation", sans annoncer d'objectif précis.

Les orientations reprennent les principaux thèmes communs aux motions déposées au congrès de Reims. En particulier, "l'instauration d'une fiscalité écologique", une augmentation "significative" des dépenses en faveur de la recherche ou encore la mise en oeuvre d'une politique industrielle active.

"Donner un nouveau sens à la société". Le texte réaffirme la nécessité d'instaurer un "Etat social prévoyant, dynamique et anticipateur", et de lancer une réforme fiscale accroissant la progressivité des impôts et supprimant le bouclier fiscal.

Il prône également un service public de la petite enfance et s'oppose à la remise en cause de la carte scolaire. Une politique de l'immigration "humaine et digne de la France, fondée sur un juste équilibre entre famille, travail et asile, reconnaissant ceux qui sont en France depuis longtemps et ont fait la preuve de leur insertion" sera définie.

"Donner une nouvelle direction à l'Europe". Sur ce sujet sensible, où les divergences étaient importantes entre les signataires, une position commune a été adoptée. La feuille de route s'inscrit dans le cadre du "Manifesto" adopté par le Parti socialiste européen (favorable au traité de Lisbonne) et réclame le lancement de grands programmes d'investissements.

Concessions à l'aile gauche du PS qui défend le retour à un certain protectionnisme, le texte estime que "les orientations de change doivent être fixées en accord avec les Etats membres" et se prononce en faveur d'une "politique commerciale européenne justement calibrée afin de permettre à nos industries sous pression de se moderniser".

"Faire renaître le Parti socialiste". Les signataires souhaitent "un parti plus nombreux, beaucoup plus présent dans la société, beaucoup plus influent intellectuellement". Les attaques implicites contre Mme Royal affleurent. "Nous n'admettrons pas de voir notre parti se transformer progressivement en un parti au service d'une candidature (...) il est temps d'en finir avec la personnalisation des enjeux."

Le texte refuse de réduire le prix des cotisations et réaffirme "le principe de proportionnalité de la cotisation selon le revenu". Sur une série de sujets - mode de désignation du candidat à la présidentielle, refonte des procédures de congrès, "réponses à la crise" - la feuille de route renvoie à l'organisation de "grands rendez-vous".

"Rassemblement de la gauche". Le document met en exergue "la stratégie du rassemblement de la gauche". "Nous refusons toute alliance avec le MoDem, qui prône aujourd'hui une politique économique et sociale qui se situe aux antipodes de nos orientations", affirment-ils.

J.-M. N.

Article paru dans l'édition du 07.12.08.du Monde

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Les Verts veulent s'afficher rassemblés

logo_VERTS| CONGRÈS |

   

Six cents délégués Verts de toute la France doivent se mettre d'accord ce week-end sur un texte d'orientation, une stratégie et une équipe pour trois ans. Le congrès du parti a débuté hier à Lille Grand-Palais.

Elle est arrivée tout sourire, chemisier à fleurs et un seul mot à la bouche : "Rassemblement." Cécile Duflot, actuelle (et sûrement future) secrétaire nationale des Verts, a dressé un bilan de son parti avant l'assemblée générale qui a débuté hier soir à Lille.

Un parti qui se veut rassemblé, à l'inverse du Parti socialiste."On s'est donné la capacité de débattre calmement", vante Cécile Duflot. Et les futures relations entre Verts et PS ? "J'ai appelé Martine Aubry pour la féliciter, elle m'a remerciée. Mais je pense que pour l'instant, elle a d'autres soucis...", répond laconiquement la secrétaire nationale.

Le rassemblement de tous les écologistes est le projet en vue des élections européennes. Les sondages créditent la liste menée par Daniel Cohn-Bendit de 12%, de quoi faire le "retour de l'écologie politique" après le fiasco de la présidentielle (1,57% pour Dominique Voynet).

Rassemblement aussi contre Nicolas Sarkozy. "Mais il ne suffit pas de dire qu'on est contre. Il faut un projet crédible et forcément écologique au XXIe siècle." Cécile Duflot en a profité pour commenter les annonces présidentielles de Douai : "C'est indigne de faire croire aux ouvriers de l'automobile qu'on peut les maintenir sous perfusion sans imposer de reconversion. La solution à la crise est d'abord écologique." Bref, il reste une chose à faire pour les Verts : définir les contours de ce rassemblement. Et réaliser "une synthèse pas molle mais la plus large possible". Réponse ce soir.

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Tennis : Clément frôle la correctionnelle

320x220_clement_0512OPEN DU TCM TAMPON - Arnaud Clément s’impose après plus de trois heures de match de haute volée face à un Xavier Audouy qui peut nourrir quelques regrets (6-7, 7-6, 6-2).

Il y a un sport où rien n’est jamais acquis, c’est bien le tennis. Combien de joueurs ont perdu une rencontre après avoir mené 6-2, 5-0 ou accumulé un nombre incalculable de balles de match. Dans un registre plus serré, la partie opposant hier Arnaud Clément (n°14) à Xavier Audouy (-30) est un modèle du genre. Avec en prime un spectacle et des échanges de toute beauté.

Mêmes joueurs jouent encore

Sur le papier, il n’y a pas photo. Le début du duel va d’ailleurs dans ce sens. Au terme d’un jeu marathon, l’ancien finaliste de l’Open d’Australie confirme son break pour mener 4-1. On se dit alors que le match ne va pas s’éterniser et on appelle même son collègue pour qu’il prépare l’apéro. Première erreur, car c’est mal connaître Xavier Audouy et son coup droit dévastateur. Le gaucher enchaîne les missiles et déborde à maintes reprises son adversaire, qui commet également plus de fautes. Le tennisman du Blanc Mesnil en profite pour débreaker et pousser Clément au tie-break. Tie-break qu’il remporte 7-4, s’adjugeant du même coup le premier set. Début du deuxième set, on prend les mêmes et on recommence. A la différence près que les rôles s’inversent. Cette fois-ci, c’est Audouy qui prend les devants. C’est lui qui breake au 6e jeu pour mener 4-2, service à suivre. A voir le quart de finaliste du dernier Wimbledon s’énerver, soupirer et pester contre lui-même, on ne donne pas cher de sa peau. Deuxième erreur, car le fameux coup droit du classé -30 n’est pas infaillible. Clément en profite pour débreaker et les voici de nouveau engagés dans un tie-break. Si l’homme au bandana fait la course en tête, c’est son adversaire qui se crée la première balle de set, et donc de match. Balle qu’il n’arrive pas à concrétiser. Pire, il perd les deux points suivants, et donc le set (7-9).

“Rattrapé par mes émotions”

Plus de deux heures de jeu se sont écoulées. Le troisième set démarre et on assiste alors à un énième rebondissement. Contre toute attente... tout se déroule comme prévu. Clément, qui joue de mieux en mieux au fur et à mesure de l’avancée de la rencontre, prend le jeu à son compte. Audouy, que l’on sent fatigué, est beaucoup moins précis et incisif. Le premier nommé réalise un premier break au 6e jeu (4-2) suivi par un second quelques minutes plus tard. 6-2 après quarante minutes, la messe est dite. Le battu du jour peut nourrir quelques regrets. “C’est une grosse déception. Je perds le match à 4-2 dans le second set, quand je n’arrive pas à confirmer mon break. C’est rageant car j’ai l’impression que l’histoire se répète trop souvent. Je me suis fait rattraper par mes émotions. Il faudrait un jour que ça change.” Tout n’est cependant pas à jeter dans une partie où il a ébloui le public par sa puissance, mais aussi son toucher de balle. “Il y a quand même du positif. Ce n’est pas tous les jours qu’on affronte Arnaud Clément.” Ce dernier, s’il se doutait de la valeur de son adversaire, reconnaît avoir été un peu surpris. “Il ne m’a pas laissé le temps de jouer tranquille, ironise-t-il. Maintenant, les conditions étaient un peu particulières pour moi, avec le voyage, la fatigue...” Une fatigue qui pourrait avoir son mot à dire aujourd’hui puisque l’actuel 93e à l’ATP dispute sa demi-finale contre un joueur qui a eu 24 heures de plus pour se reposer.

Quarts de finale, hier Arnaud Clément (n°14) bat Xavier Audouy (-30) 6-7, 7-6, 6-2 Augustin Gensse (n°31) bat Stéphane Heyd (0) 6-1, 6-0. Demi-finales, aujourd’hui 17h30 : Augustin Gensse contre Jean-Christophe Faurel (n°27) 19h : Thomas Oger (n°34) contre Arnaud Clément.

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